Iper/GPMH : Une communication récompensée par l'IAPH
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Iper/GPMH : Une communication récompensée par l'IAPH

L'association internationale des ports (IAPH) a récompensé en mai un travail de l'Iper et du GPMH portant sur la féminisation des places portuaires Africaines.

Le directeur de l'Iper (Institut portuaire d'enseignement et de recherche) Yann Alix et la responsable formation du GPMH (Grand port maritime duHavre) Annie Gruchy ont été récompensés par l'International Association of Ports & Harbors (IAPH) pour une contribution relative à «la féminisation des cadres portuaires Africains et de ses retombées directes et indirectes sur les communautés locales».




Des liens historiques avec l'Afrique

«Il s'agissait d'une première tentative pour nous», explique Yann Alix. Le document primé consiste en un exposé des actions menées par l'Iper et le GPMH depuis plus de deux ans dans le domaine de la formation des femmes cadres portuaires dans les places Africaines: «l'Iper est historiquement connecté sur les marchés africains et cela nous a permis de faire le constat d'un début de féminisation dans les pays avec lesquels nous travaillons». Depuis quelques années, en effet, l'Iper (groupe EM Normandie) travaille à faciliter l'accès à ses formations pour des cadres femmes désireuses d'accéder à de plus hautes responsabilités dans leurs organisations, comme ce fut le cas lors d'un séminaire organisé auHavre en mai dernier qui regroupait des cadres femmes de ports membres de l'Association de gestion des ports de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (AGPAOC). La formation, porté d'entrée vers la féminisation, le directeur de l'Iper y croit. D'autant que le mouvement semble bel et bien s'amorcer. Si les exemples les plus «médiatiques», tels ceux de Martine Bonny à Rouen puis à Dunkerque, ou encore de Marie-Anne Bacot à Paris sont parfois plus symboliques que représentatifs d'un véritable mouvement de fond, le chercheur note que «ces métiers masculinisés à outrance par l'héritage historique se situent dorénavant dans une logistique plus souple où les femmes ont toute leur place». Un point sur lequel les ports Africains ne sont pas à la traîne des ports Français puisque les femmes y sont de plus en plus nombreuses «à occuper des postes type RH ou communication», note Yann Alix. Pour 2010, l'Iper envisage de développer ses actions en direction de l'Amérique Latine, toujours avec la bénédiction de l'OMI (Organisation maritime internationale).



G.D.

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