InVivo : Exportations céréalières contraintes sur la Moselle
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InVivo : Exportations céréalières contraintes sur la Moselle

LOGISTIQUE InVivo, implantée sur le Nouveau port de Metz, pointe un risque de hausse des taux de fret sur la Moselle. En cause, la chute des importations de... charbon.

C'est un des principaux acteurs du Nouveau port de Metz, premier port fluvial français pour les exportations de céréales. Ses imposants silos qui offrent 280.000 tonnes de capacité de stockage pour les blés, orges et colzas à La Maxe, sont facilement repérables depuis l'A31. La société InVivo Metz a chargé en 2013-2014 la bagatelle de 1,45 million de tonnes de céréales sur la voie d'eau, soit une hausse de 7,5% par rapport à la saison 2012-2013. Filiale du groupe coopératif éponyme (6.600 personnes, 6,1 milliards d'euros de CA), un des leaders nationaux en matière de stockage et de manutention de grains, elle doit cependant s'adapter à un phénomène conjoncturel : l'évolution de la « cale » sur la Moselle, autrement dit la baisse du nombre de bateaux disponibles pour acheminer ses céréales vers les moulins, brasseries et usines de trituration en bordure du Rhin ou encore vers les ports de la mer du Nord pour le grand-export.




Equilibre des trafics

En effet, la fermeture de la cokerie de Carling et les arrêts programmés des centrales thermiques au charbon de La Maxe et Blénod-lès-Pont-à-Mousson font dangereusement pencher l'équilibre des trafics qui a prévalu ces dernières années : exportations de produits agricoles/importations de combustibles minéraux solides. L'arrêt des deux tranches au charbon de Blénod en avril dernier et celui de deux tranches de La Maxe en mars 2015 devraient ainsi enlever environ 1 million de tonne de cale par an. « La hausse des taux de fret devrait avoisiner 5 à 10 %, car il faudra aller chercher des bateaux vides sur la partie allemande de la Moselle. Cette hausse ne devrait pas trop impacter la compétitivité des exportations de céréales produites dans un rayon de 150 km autour de notre site ; soit la majorité de notre activité. En revanche, il y aura un impact à la marge pour les céréales préacheminées depuis la Bourgogne, la Champagne-Ardenne et le Centre. Elles pourraient basculer vers les ports de Rouen ou de Dunkerque », analyse Bruno Paillaud, directeur d'exploitation d'InVivo Metz, un des trois principaux sites de stockage du groupe avec Bordeaux et Nantes.




Marchés de niches

Toutefois, la croissance des importations de granulats et de sables pour la construction à Talange, Metz et Toul, pourrait freiner cette hausse. Tout comme le développement des trafics de biomasse attendu à plus longs termes. Quant aux préacheminements ferroviaires, depuis la réorganisation du fret à la SNCF, ils sont passés de 130.000 tonnes par an à un bon millier. Parallèlement, la société continue de croire aux opportunités offertes par le conteneur sur des marchés de niches. En novembre 2012, elle a ainsi fait acheminer en « spot » des « boîtes » d'orges de brasserie vers la Chine. Mais en l'absence d'une ligne régulière couplée à un dépôt de conteneurs vides, ces transports demeureraient trop onéreux.

InVivo Metz



(La Maxe) Effectif : 31 CA : non communiqué CA groupe : 6,1 Md€

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