Inria : Développer la troisième génération de biocarburants
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Inria : Développer la troisième génération de biocarburants

Coordonné par l'Inria, le projet Shamash vise à produire du biocarburant à partir de micro-algues.

À la croisée de deux secteurs porteurs, la bioénergie et le captage du CO², le projet Shamash n'a pas fini de faire des émules... «C'est que le potentiel est énorme», insiste Olivier Bernard, directeur de recherche à l'Inria et coordinateur du projet soutenu par les pôles Mer et Capénergies. L'idée: «Produire des biocarburants à partir de micro-algues, des organismes oléagineux qui captent le CO² pour se développer» explique le chercheur. Une alternative aux carburants d'origine végétale, trente fois plus productive que le colza, qui ne concurrencerait pas les cultures alimentaires, et qui permettrait de fixer et de recycler le CO² industriel. L'huile extraite de ces micro-algues serait transformée en biodiésel ainsi qu'en quantité de sous-produits afin de diversifier le modèle économique: colorants, antioxydants, oméga 3... L'idée semble en effet séduisante.




Dix années de recherche

Évidemment, il existe des verrous très marqués avant d'envisager un processus industriel: identification des espèces à haut rendement, recherche des conditions optimales pour baisser les coûts de production et d'extraction. «À l'heure actuelle, on serait à 10dollars le litre d'huile.» Il faut donc compter sur encore dix années de recherche supplémentaires. D'ici là, le projet Shamash, doté d'un budget de 2,87M€ et porté par huit partenaires dont l'industriel Alpha Biotech (44) et deux organismes de recherche azuréens (l'Inria et le Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-Mer), aura pris fin. Mais des spins off commencent dès maintenant à prendre le relais. Et Olivier Bernard d'assurer : «Compte tenu des enjeux, 10 ans, ça ne fait pas peur aux investisseurs» !




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