Innovation : Trois lauréats normands pour un concours du ministère de la Recherche
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Innovation : Trois lauréats normands pour un concours du ministère de la Recherche

La 11e édition du Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes du ministère de la Recherche a consacré trois projets régionaux.

Sur les mille dossiers déposés sur l'ensemble du territoire hexagonal auprès d'Oséo, partenaire du concours, dix-huit l'ont été en Haute-Normandie. Douze dans la catégorie «Émergence» et six dans la catégorie «Création». Au bout du compte, trois d'entre eux auront été récompensés.




Localisation sans GPS

Le projet présenté par David Vissière (Sysnav), lauréat Création-Développement (prix de 209.000€), propose des solutions de localisation sans GPS pour piétons, voitures et engins aériens. Passé par le ministère de la Défense et le corps de l'Armement, ce diplômé de l'École des Mines de Paris (Mines ParisTech) a créé la société Sysnav en octobre2008 avec pour ambition de «devenir leader dans la localisation sans GPS». À partir d'une technologie brevetée, la société basée à Aubevoye (27) développe «grâce à une utilisation innovante d'algorithmes de navigation» des systèmes de capteurs qui permettent de suivre une trajectoire dans des environnements inaccessibles aux signaux GPS.




Transfert percutané d'énergie

Pierre Sabin, docteur au CHU de Rouen, spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale, est lauréat dans la catégorie «Émergence» (45.000€) pour le «développement de dispositifs médicaux implantables assurant le transfert percutané d'énergie et de signaux électriques»! Un système qui permet, via des implants, «le passage à travers la peau de connexions permettant un apport d'électricité dans le corps humain, ou la réception de signaux électriques types électroencéphalogrammes», explique le médecin. En ligne de mire, notamment, le marché naissant des «fabricants de coeurs artificiels».




Des biopuces nouvelle génération

Chercheur à l'Université de Rouen, Guillaume Legent propose de concevoir et commercialiser des biopuces (supports sur lesquels on greffe des bio-molécules) dont la particularité est de présenter une «plus grande sensibilité et un signal quantifiable» qui permet un suivi plus précis d'un traitement. Une technique utilisée aujourd'hui dans l'analyse des microprocesseurs. Guillaume Legent prévoit d'intégrer l'incubateur Seinari dès l'automne prochain.



G.D.




www.seinari.fr Tél.: 02.32.10.23.03.

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