On en parle depuis déjà de longs mois, mais le projet de plate-forme bretonne d'ingénierie culinaire, soutenu entre autres par Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, semble très bien parti pour voir le jour. Sous l'impulsion de Freddy Thiburce, directeur du Pôle culinaire national des produits laitiers (CNIEL) et patron du Cercle culinaire de Rennes, la Bretagne sera dotée fin 2011-début 2012 d'un lieu unique réunissant industriels de l'agroalimentaire bretons (à travers l'ABEA) et acteurs de la restauration. Cette plate-forme de tests de nouveaux produits «permettra de renforcer la capacité d'innovation de l'ensemble de la filière. C'est aussi valoriser les savoir-faire et soutenir les entreprises», résume Gwénaële Hamon, vice-présidente de Rennes Métropole en charge du développement économique. Une collectivité qui participe à hauteur de 500 K€ dans la construction de la plate-forme, sur la zone d'Atalante Champeaux à Rennes. «La plupart des idées qui inspirent l'agroalimentaire proviennent de la restauration», explique à son tour Freddy Thiburce. D'où l'idée de réunir sur un même site ces différents acteurs. Très innovant, le site de 600m² accueillera des activités très variées. Une école de cuisine pour particuliers et une autre pour professionnels, un laboratoire de tests, un amphithéâtre avec plateau TV ainsi qu'un restaurant. En lien avec la CCI, la Fac de Métiers et l'Agrocampus, la plate-forme proposera également des formations tous azimuts. Pour assurer les besoins en formation continue, mais également inculquer une culture de la cuisine auprès des futurs ingénieurs agro. Une école des Grands Chefs devrait également voir le jour. Toujours dans le domaine de la formation, l'École des Maîtres Crêpiers de Maure-de-Bretagne s'installera également sur le site.
2M€ de CA
Le coût global de cette plate-forme se monte à 4,5M€ HT. Outre le soutien de Rennes Métropole, la Région Bretagne et des partenaires privés participeront à l'investissement. Le conseil général d'Ille-et-Vilaine, tout comme l'État (via Valorial) et les fonds Feder vont ou ont déjà été sollicités. Au total, 1,290M€ de subventions sera débloqué. Et pour boucler le financement, les porteurs du projet recourront à l'emprunt. En vitesse de croisière, la plate-forme d'ingénierie culinaire devrait réaliser un chiffre d'affaires de 2M€. Hors restauration, huit personnes (issues de l'actuel cercle culinaire rennais) la feront tourner.
La plate-forme bretonne d'ingénierie culinaire - une première en France - verra le jour fin 2011-début 2012. 4,5M€ HT seront investis dans la construction d'un bâtiment, à Atalante Champeaux.