L'industrie navale recrute. Après 400 postes créés en 2010, la filière prévoit 500 embauches cette année. Les perspectives restent encore importantes pour les années à venir grâce notamment au développement de la filière dans les énergies marines renouvelables. Avec une visibilité sur les dix prochaines années, la filière navale est ainsi en train de se structurer. «Il nous faut professionnaliser, fidéliser les personnes, développer les compétences et mettre en place de vrais parcours professionnels», insiste Gilles L'Haridon, délégué général de Bretagne Pôle Naval, pôle de compétitivité regroupant 70 industriels dans l'Ouest. Parmi les entreprises qui recrutent, on peut citer DCNS à Brest et Lorient, STX à Saint-Nazaire et Lorient, les chantiers Piriou à Concarneau, les chantiers Bernard ainsi que Timolor Leroux & Lotz à Lorient. Pour favoriser l'émergence de nouvelle main d'oeuvre, certains professionnels unissent leurs efforts et organisent un salon encore inédit en Bretagne, dédié au recrutement maritime. Le premier s'est tenu à Lorient le 10mai dernier. Forts de l'engouement autour d'un tel événement, les organisateurs (Bretagne Pôle Naval, l'agence métiers leader sur la navale en Bretagne Inter Pôle et le site d'emploi spécialisé maritime Click and Sea) réitéreront l'exercice en 2012 à Brest.
Navale et énergies marines
À Paris, le même salon existe depuis quatre ans. «Il y a une palette de métiers à valoriser», explique Gilles L'Haridon. Opérateurs, soudeurs, chaudronniers, charpentiers, électriciens de bord, agenceurs, mécaniciens, tuyauteurs, techniciens, ingénieurs... Tels sont les différents métiers en déficit de main-d'oeuvre dans les grandes industries bretonnes. Ces demandes de compétences vont d'ailleurs s'amplifier avec le développement de la filière des énergies marines renouvelables. Sur une vingtaine d'exposants lors de ce premier salon, quatorze étaient des entreprises situées sur la façade Atlantique et six des organismes de formation. «Le principal est de valoriser les métiers pour attirer des jeunes vers ces emplois, poursuit Gilles L'Haridon.Tous ceux qui travaillent dans la navale sont fiers de ce à quoi ils contribuent», conclut-il.
RECRUTEMENT L'industrie navale accuse un déficit de main d'oeuvre. Un premier salon de l'emploi maritime, organisé à Lorient, doit permettre d'y remédier.