Des abus et des risques pour l'entreprise
Non seulement le système des indemnités kilométriques est considéré comme une porte ouverte aux abus, mais il reporte tous les risques sur les collaborateurs et ôte toute mainmise de l'entreprise sur les véhicules. Ceux-ci ne lui appartenant pas, elle ne peut en contrôler l'aspect esthétique et l'état mécanique. L'entreprise s'expose donc à de multiples risques, comme ceux de véhiculer une mauvaise image auprès de ses clients, de voir ses collaborateurs tricher sur les relevés kilométriques, ou encore d'être sanctionnée par l'URSSAF en cas de gestion aléatoire ou abusive des remboursements.
Les IKS soumises à une taxe
Qui plus est, les indemnités kilométriques sont désormais soumises à la taxe sur les véhicules de société, ce qui pénalise d'autant plus les entreprises.
Seul l'usage ponctuel justifie ce système
Face à toutes ces contraintes, seul un usage ponctuel justifie encore le recours à ce système. En cas d'une utilisation quotidienne, il est amplement conseillé demettre des véhicules de fonction à disposition de ses collaborateurs.
Reposant sur une formule simple, le système des indemnités kilométriques a longtemps séduit les entreprises. Mais, avec l'émergence de moyens de financement plus aboutis, les indemnités kilométriques ont perdu de leur intérêt et sont aujourd'hui dans l'oeil du cyclone.