Surabondance de bureaux neufs, atonie de la demande sur fond de récession... Les panneaux «à vendre» ou «Bureaux à louer» fleurissent et aucune région n'est épargnée par la baisse de la demande. À Lyon et à Lille, le volume des transactions à mi-année n'a pas atteint le tiers des volumes traités sur un an, selon le bilan semestriel de BNP Paribas Real Estate publié en octobre. Nantes et Rennes accusent le coup avec une baisse des transactions de respectivement 42% et de 39%. Et la résilience légendaire de l'Ile-de-France a marqué le pas puisque les transactions y ont aussi baissé de 27% lors du premier semestre 2009. Pas besoin d'être grand clerc pour deviner que le moment est propice aux bonnes affaires, surtout que le marché semble avoir atteint son point bas. CB Richard Ellis relève d'ores et déjà un frémissement du marché des investissements, confirmé cet été. «Depuis le trou d'air traversé en début d'année, le marché s'est quelque peu animé et le rythme de la décrue ralentit peu à peu: -82% sur un an au 1er trimestre, -66% au 1er semestre et -60% au 1erseptembre» commente le conseil en immobilier. Par conséquent, il vaut mieux saisir la fenêtre de tir avant le retour à des conditions plus favorables aux propriétaires.
Le marché de l'immobilier d'entreprise n'a pas échappé à la crise, comme en témoigne la baisse spectaculaire du volume des transactions constatée aux cours des derniers mois. Au plus bas, le marché offre donc aujourd'hui des opportunités aux entrepreneurs qui veulent remettre à plat leur outil immobilier. Faut-il acheter ? Louer ? Quels sont les outils qui permettent de faire le meilleur investissement et de le sécuriser ? Autant de questions que le contexte actuel remet au goût du jour.
Dossier réalisé par Houda Senhaji