La crise de l'immobilier serait-elle à ranger au rayon des souvenirs? Certains professionnels veulent aujourd'hui y croire à l'image de Me Olivier Gallod-Le Grand, président de la Chambre des notaires de Loire-Atlantique pour qui «la tendance baissière des prix de l'immobilier se stabilise. On a atteint un point bas et on sent un frémissement puisque depuis le début de l'année, on voit que les compromis de vente repartent à la hausse. Les études notariales du département avaient réduit de 5% leurs effectifs en 2009. Cette période semble derrière nous puisque l'on renouvelle à nouveau les contrats CDD et les stagiaires». Du côté des promoteurs-constructeurs, le regain d'optimisme semble également de mise. En témoignent les statistiques publiées par Oloma (l'Observatoire du logement de la métropole Atlantique) qui font apparaître qu'avec 4.711 logements vendus en 2009, les volumes de ventes de logements en Loire-Atlantique ont atteint un niveau record sur les quinze dernières années. Une forte activité largement portée par les ventes aux investisseurs qui ont concentré 72% des transactions, contre seulement 50% en 2007, grâce en particulier au dispositif Scellier. Les ventes à occupants, elles, se maintiennent à un rythme régulier de 340 logements par trimestre. Certains indicateurs tendent également à faire redémarrer des programmes jusqu'alors mis en sommeil par les promoteurs. Ainsi, la part de ventes sur plan avant chantier est repartie à la hausse en 2009 alors que les retraits de commercialisation se sont faits de plus en plus rares, témoignant d'un regain de confiance de la part des acquéreurs.
Situation de sous-offre
Surtout, crise oblige, le marché de la promotion-construction semble s'être purgé avec une offre commerciale en baisse et passée sous la barre des 2.000 logements. «Le territoire de Nantes Métropole a largement bénéficié de cette reprise d'activité puisqu'il a représenté 77% des ventes en 2009. La conséquence, c'est que l'offre commerciale y devient insuffisante ce qui devrait faire redémarrer au premier semestre des opérations qui avaient été gelées» affirme Bertrand Mours, président d'Oloma. «Sur un marché de l'immobilier qui a augmenté de 150% depuis 2000, on a assisté à une correction des prix de 15% depuis la fin 2008. Maintenant, avec des taux d'intérêt exceptionnellement bas et des dispositifs fiscaux reconduits, on peut être raisonnablement optimiste», conclut Me Olivier Gallod-Le Grand. Méthode Coué ou véritable éclaircie? Les prochains mois devraient apporter une réponse plus définitive.
Après une crise sévère qui les a sévèrement impactés, les professionnels de l'immobilier retrouvent le sourire et entrevoient le redémarrage.