Les investisseurs privés peuvent être rassurés; le marché du locatif privé conserve d'excellents fondamentaux à Nantes. C'est en tout cas un des enseignements de la première enquête réalisée par le nouvel Observatoire du locatif privé, outil statistique mis en place par le Cina (Club immobilier Nantes Atlantique) et l'Auran (Agence d'urbanisme de la région nantaise). Le locatif privé représente 25% des 280.000 logements que compte l'agglomération nantaise.
Loyen moyen de 541 €
Sur l'échantillon de 6.900 logements observés par l'Observatoire, les petites et moyennes surfaces représentent 90% de l'offre, pour une surface moyenne de 54m². «On manque clairement de grands appartements locatifs qui sont pourtant des produits recherchés par les familles arrivant sur Nantes», explique Thierry Violland, directeur de l'Auran. Le loyer mensuel moyen, hors charge, ressort à 541 €, soit 10,04 €/m², chiffre comparable à ceux des autres grandes agglomérations françaises. Surtout, on voit peu d'écart de loyers entre des logements construits dans les années 60 ou 80 et les logements neufs livrés ces deux dernières années. «La mise sur le marché de logements locatifs neufs ne fait pas baisser les loyers dans l'ancien. C'est le signe ici d'un marché homogène et tendu», analyse Éric Boscherie du Cina. Pas davantage de différence de loyer selon la localisation des logements locatifs. Le mètre carré se loue en moyenne 10,3 € à Nantes, 9,96€ à Carquefou 9,63 € à Saint-Herblain et 9,9 € à Rezé. «Entre Nantes et l'agglomération, on voit peu d'écart de loyers, alors que le prix de vente d'un logement, lui, est sensiblement différent selon sa localisation», note Éric Boscherie. Autrement dit, investir dans du locatif à Rezé ou Bougenais s'avère souvent plus rentable que le même bien situé sur les beaux, et onéreux, boulevards nantais.
Peu de logements vacants
Le taux de logements vacants s'établit à 3,5%, et tombe même à 2,5% pour les logements vacants depuis plus d'un mois. «4.000 logements neufs sortent de terre chaque année mais c'est très peu par rapport aux 120.000 logements locatifs que compte l'agglomération. Surtout au regard de l'attractivité de la ville. On voit des grues qui construisent un peu partout, mais on n'est pas prêt d'arriver à une sur-offre dans le locatif privé», estime Philippe Josse, président du Cina. Une situation qui permet aux promoteurs immobiliers d'afficher un certain optimisme, malgré le coup de rabot de 10% attendu en 2011 pour le dispositif Scellier.