Par une lettre ouverte en date du 20 mai, Philippe Jolivet, le président de l'Union des entreprises d'Ille-et-Vilaine réclame au Premier Ministre de "constater et déclarer un état de catastrophe économique". Le représentant et porte-parole du patronat local fait part de son état d'inquiétude et d'une "alerte sociale" concernant les entreprises "à court de trésorerie", indique-t-il faisant référence aux nombreuses manifestations qui ont dégénéré à Rennes ces dernières semaines. En première ligne, les commerces du centre-ville en ont fait les frais.
Moratoire et exonérations
L'UE 35 demande à Manuel Valls "le rétablissement immédiat de l'Etat de droit à Rennes, un moratoire de six mois portant sur les charges sociales et fiscales, une exonération des taxes liées à leur activité au bénéfice des entreprises et commerces situés en zone de guérilla urbaine, et le respect par le Trésor public des engagements de l'Etat pris en faveur de la compétitivité des entreprises".
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Le bureau de l'UE 35 (Union des entreprises 35) publie la lettre ouverte qu'elle vient d'adresser au premier ministre Manuel Valls relative aux événements liés à la Loi El Khomri. Dans cette lettre, l'UE demande que soit déclarée un état de catastrophe économique en raison de la guérilla urbaine dont la ville de Rennes est le théâtre depuis quelques semaines.