IGS Toulouse : Nouvelle formation des futurs patrons par voie d'apprentissage

IGS Toulouse : Nouvelle formation des futurs patrons par voie d'apprentissage

L'antenne toulousaine du groupe de formation IGS démarre un nouveau diplôme Bac+5 "Entrepreneur-dirigeant" avec un cursus innovant proposé en apprentissage.

Les dispositifs d'aide à la création d'entreprise ne manquent pas dans la région : Madeeli, la CCI, les nouveaux hébergeurs de start-up tels Ekito ou La Cantine ou encore certains clubs d'entreprises accompagnent déjà les porteurs de projet entrepreneurial. Idem pour les formations disponibles aujourd'hui en Haute-Garonne en matière de management et d'entrepreneuriat : les écoles de commerce, les IAE, les formations consulaires, etc. Alors comment la nouvelle offre de formation du groupe IGS se démarque-t-elle des outils locaux déjà en place ?




IGS adepte de l'apprentissage

Le diplôme d'Entrepreneur-dirigeant de niveau Bac +5 du groupe a vocation à former de futurs adjoints de dirigeants de PME, de futurs créateurs et repreneurs d'entreprise. Ce nouveau programme sera proposé dès septembre 2016 et présente deux caractéristiques essentielles aux yeux de Jean-Pierre Fourcade, délégué régional du campus toulousain : l'apprentissage et la cible jeune. « L'apprentissage est dans notre ADN. Nous sommes un des principaux acteurs français en matière de formation d'apprentis » explique-t-il. En Haute-Garonne, le site IGS est situé à Blagnac. Il a été créé en 1988 et a passé le cap des mille étudiants en 2015. Ceux-ci sont préparés aux métiers commercial-marketing, administration-gestion d'entreprises, ressources humaines, informatique et numérique, journalisme et communication. Le campus abrite aussi un CFA axé sur les domaines du commerce et de la gestion qui peut accueillir plus de 300 jeunes.




Des freins culturels encore persistants en France

Le nouveau programme Entrepreneur-dirigeant s'adresse à des jeunes de Bac+2, Bac +3 ou +4, issus de d'une formation en gestion ou en filières scientifiques, techniques et professionnelles. Les publics visés peuvent être en poursuite d'études au sein même du CFA du groupe IGS, ou venir d'autres établissements, principalement des CFA régionaux. « Nous pouvons intégrer un public jeune issu de filières techniques et qui souhaite acquérir une double compétence » explique le défenseur de l'apprentissage. Il regrette les freins culturels encore persistants en France à ce genre de formation, malgré ses succès en terme d'emploi : « On pense encore que c'est une voie de garage pour les élèves qui ne rentrent pas dans les critères académiques classiques. La simplification du dispositif d'apprentissage et le développement de financement permettraient de booster les formations en apprentissage.»




Un soutien régional

En France, le nombre de jeunes en apprentissage n'a jamais passé le cap des 250.000, malgré les initiatives annoncées par les politiques. Des formules plus axées dans le management, comme celle d'IGS pourraient rehausser « l'image d'artisan qui colle à la peau de cette voie ». Pour un patron qui veut passer la main, il serait rassurant de confier les rênes de son entreprise à un jeune apprenti issu d'un CFA technique (ayant donc une maîtrise de l'activité de l'entreprise) qui aurait ensuite continué en alternance avec une formation à la direction d'entreprise et qui travaillerait à ses côtés en alternance pendant deux, trois ou quatre ans avant de prendre sa place. C'est en tout cas l'avis de la Région LRMP, du Medef et de la CGPME régionaux et du cluster Digital Place qui soutiennent l'initiative d'IGS.



Juliette Jaulerry