«Nos investisseurs remettent 500.000 € sous forme d'obligations remboursables, nos banques nous ont accordé un prêt de 500.000 € et nous avons le soutien de la Coface: c'est bien la preuve que nos partenaires nous font confiance», expose Christian Marty. Le créateur et principal actionnaire d'ICT (aux côtés de Viveris et Turenne Capital), société de Vénissieux qu'il a créée en 1987, parie tant sur le développement intrinsèque que sur la croissance externe. ICT, pour Internet & communication technologies, a multiplié les rachats ces derniers mois. Elle est ainsi active sur l'hébergement, les télécoms, les services en ingénierie, le négoce de serveurs et le développement d'applications. Fin 2007, elle a repris un intégrateur parisien (quatre personnes) orienté Citrix, son métier historique, ainsi qu'Acaya, un intégrateur systèmes et réseaux grenoblois (trois personnes). Début 2008, elle a racheté DBB (Data base banques; vingt personnes), concepteur et fabricant de solutions de sauvegarde et développeur internet haut de gamme implanté à Draguignan (Var). Enfin, elle a repris l'éditeur lyonnais Intradot en septembre dernier, en dépôt de bilan, avec deux de ses cinq collaborateurs. Le logiciel de sécurité informatique et de sauvegarde Wooxo d'Intradot est intégré au boîtier de sauvegarde anti-feu hérité de DBB. Et, pour compléter le tout, ICT étudie la reprise d'une société (six personnes) en difficulté, en Savoie, active sur la télésauvegarde et l'hébergement de services de gestion électronique de documents.
Asseoir le réseau commercial
ICT a enregistré en 2008 un chiffre d'affaires de 8,2 M€, avec 53 personnes, et un résultat déficitaire dû à ses acquisitions et restructurations. Pour 2009, l'objectif annoncé est de 8,8M€, même si Christian Marty vise «dans son coeur» plutôt 10M€, à condition que la bonne tendance observée ce début d'année se maintienne et que la commercialisation des logiciels acquis récemment porte ses fruits. En 2008, le développement du réseau commercial a démarré, via des revendeurs «bureauticiens capables d'installer des serveurs». L'international est en marche: DBB exportait déjà un peu sur les pays francophones; les solutions viennent d'être traduites en allemand et en anglais... « L'export devrait passer de 250.000€ en 2008 à 500.000 € en 2009», pronostique Christian Marty.
Contact: 04.37.54.18.00. www.ict-se.fr
Après les rachats de DBB puis d'Intradot, la société de Vénissieux prend du poids sur le marché de l'édition de logiciels. Et continue ses emplettes.