Créée en 1977, la société de Sassenage Hydrokarst intervient pour des travaux, des réparations et de l'entretien de matériel en milieux difficiles d'accès. Leader français des travaux subaquatiques, notamment pour les plateformes pétrolières ou les barrages, elle fait partie des cinq plus importantes sociétés de travail sur corde pour travailler sur des falaises, ponts, cheminées, raffineries,etc. Combinant ses expériences de travail sous l'eau et sur corde, elle intervient aussi dans des espaces clos de type grottes, canalisations, réservoirs ou encore silos.
Standards anglo-saxons
Mais avec 60% de son activité à l'export, le savoir-faire d'Hydrokarst aujourd'hui ne suffit plus. Elle est contrainte par ses clients de se soumettre aux standards anglo-saxons de l'International marine contractors association (IMCA, association des entrepreneurs maritimes internationaux). «Accéder à ces standards implique de nouvelles pratiques de gestion, avec une nouvelle culture, explique Jacques Bordignon, directeur général d'Hydrokarst. Nous devons changer nos documents, nos procédures de travail, nos plans de maintenance... Ces standards touchent aussi bien au matériel qu'à la qualification du personnel, à la sécurité ou à l'environnement.» La démarche, engagée dès 2007, devrait aboutir à un agrément courant 2009. Elle aura entraîné plus d'1,5M€ d'investissement dans le matériel. Autre projet important pour la société en 2009: la prospection commerciale vers les pays de l'Europe de l'Est et de l'Asie. «Notre activité sur corde représente 40% de notre chiffre d'affaires. Or, avec la crise, nous anticipons une baisse de 25% de ces marchés principalement passés par les collectivités et donc liés aux financements publics. Pour compenser, nous nous tournons vers les nouveaux pays entrants de l'Union européenne où cette activité reste à développer.»
Hydrokarst s'adapte aux normes anglo-saxonnes et attaque les marchés d'Europe de l'Est.