Les travaux battent leur plein. Hydraumatec, spécialiste des boîtiers de répartition pour forets quittera l'été prochain son bâtiment de 1.500m² à Campénéac pour emménager sur 2.800m² zone de Camagnon à Ploërmel. Un investissement d'1,5M€. «Ce nouveau centre servira aux séries mais nous conserverons la capacité de réaliser du sur-mesure», explique le président Emmanuel Germain. «Nos locaux ont déjà vécu cinq extensions successives, il n'y avait plus aucune logique organisationnelle. De plus, nous allons acquérir une nouvelle machine qui n'est pas simple à déplacer.» Cette machine d'1M€ conçue par le fabricant japonais Mazak permettra d'augmenter l'activité de 40%. Hydraumatec produit environ 25 tonnes de blocs forés par mois et veut doubler sa production dans les cinq ans. Ses clients se répartissent à 50% entre hydrauliciens et constructeurs. Ces derniers conçoivent des foreuses, des presses, des machines à emboutir, à récolter des petits pois. Ou sont des fabricants de tunneliers, ces outils monstrueux de sept mètres de diamètre qui creusent en ce moment le métro de Shangaï, et représentent 10% du chiffre d'affaires actuel d'Hydraumatec.
Transformation profonde
Depuis son rachat en 2007 à Jean-Pierre Lucas, qui l'avait créée en 1977, Emmanuel Germain a transformé en profondeur l'entreprise. Son chiffre d'affaires a progressé de plus de 60%, le résultat est passé de - 50.000 € à plus de 290.000€, le nombre de salariés de 15 à 25. Dans l'usine de Campénéac, les salariés s'affairent silencieusement autour des six machines et peaufinent les blocs métalliques sur lesquels seront fixés les forés. Peu d'agressions sonores ou olfactives dans ce site industriel ordonné. Denis Perret, employé à la partie montage, a fait partie des effectifs pendant douze ans, avant de partir et d'y revenir tout récemment: «Notre ancien patron n'avait pas un caractère facile. Il était tout le temps derrière nous, souvent pile au moment où on faisait des erreurs.» Le nouveau dirigeant, Emmanuel Germain, contrôle 90% du capital d'Hydraumatec, 10% étant détenus par son directeur juridique Denis O. «Nous disposons d'une excellente trésorerie et d'1M€ en fonds propres», explique Emmanuel Germain. «Nous voulons développer l'export car nos trois concurrents en France, travaillent beaucoup en Allemagne ou dans les pays nordiques. Nous sommes les seuls à intégrer les composants directement sur les blocs, nous savons dépanner avec des délais très courts, nous avons encore la souplesse d'une petite structure...»
Le fabricant de blocs forés de Campénéac connaît un développement soutenu et prépare son déménagement.