Hôtels 3 et 4 étoiles : Qui fait quoi à Rennes?
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Hôtels 3 et 4 étoiles : Qui fait quoi à Rennes?

Hôtellerie La capitale bretonne ne compte que six hôtels trois étoiles et un seul quatre étoiles... Deux projets sont toutefois en cours pour compléter l'offre. Grands groupes ou indépendants, qui sont les hôteliers haut de gamme à Rennes, et sont-ils assez nombreux?

Si l'on ne peut résumer l'offre hôtelière rennaise au seul intra-muros de la capitale bretonne, force est de constater, tout de même, que pour une capitale, justement, Rennes n'a peut-être pas tout d'une grande. La ville ne compte en effet que six hôtels trois étoiles, et un seul établissement quatre étoiles... À titre de comparaison, la ville de Nantes, elle, recense quatorze hôtels trois étoiles et un quatre étoiles.




«Il manque du 4 étoiles»

Et un cinq étoiles à Rennes, alors? Pas besoin? Pas envie? Pas l'ambition? Pas assez près de la mer? «A mon sens, il n'y a pas de marché pour le cinq étoiles à Rennes, en l'état actuel des choses, considère l'élu rennais adjoint au commerce, Honoré Puil. Il nous manque du quatre étoiles, et c'est pour cela que nous réfléchissons à un projet depuis plusieurs mois dans le Palais Saint-Georges». Un projet qui sera peut-être long à voir le jour, étant donné la problématique: reloger les pompiers qui occupent actuellement le bâtiment qui surplombe la Vilaine. Au mieux, l'ouverture de cet hypothétique établissement d'une centaine de chambres aurait lieu en 2016, en même temps que l'inauguration du centre de congrès (couvent des Jacobins). En attendant, que font les touristes et voyageurs d'affaire pour se loger à Rennes? Ils disposent, outre les résidences hôtelières qui semblent avoir le vent en poupe, de 42 établissements du 0 au 4 étoiles, soit 1.923 chambres.




535 chambres 3 étoiles

Ceux qui visent le quatre étoiles ont pour choix LeCoq-Gadby (24 chambres, indépendant dirigé par Véronique Brégeon) avant que n'ouvre un deuxième hôtel de cette catégorie, rue du Maréchal Joffre. 42 chambres y sont en effet prévues par Design Hôtel, société basée à Rennes et dirigée par Sébastien Meslin. Côté 3 étoiles, ceux-ci représentent 535 chambres à Rennes (28% du marché). Un seul des six établissements actuellement ouverts est un indépendant, Anne de Bretagne (famille Legendre).




Accor archi-présent

Trois autres sont en effet détenus par une filiale du groupe Accor, NMP France: les Mercure centre Gare et Centre Parlement, et le Novotel Alma. Les deux restants sont aussi liés à Accor, mais par un contrat de franchise, détenu par un important groupe hôtelier basé à Rennes: Ferré Hôtels. C'est lui qui détient le Mercure place de Bretagne, mais aussi le Novotel ouvert en septembre près de la gare. Un groupe plutôt secret mais qui détient tout de même 125 établissements à travers la France (CA: 60M€). Dans ce contexte de prédominance du groupe hôtelier Accor à Rennes, un petit nouveau est actuellement en construction à La Courrouze. Une arrivée que loue Honoré Puil. «Ce n'est jamais bien qu'un seul groupe contrôle tout, la diversité est une meilleure voie».




Arrivée des Hôtels Émeraude

C'est le groupe Hôtels Émeraude (CA: 13,4M€) qui installe à Rennes son premier 3 étoiles. Filiale d'Alian, les Hôtels Émeraude sont en effet essentiellement présents à Paris (avec sept établissements deux et trois étoiles), mais aussi à Bordeaux et à Nantes. «Nous souhaitons nous développer en province», annonce Stéfanne Giraudet, directrice générale. Le siège de l'entreprise étant d'ailleurs à Saint-Grégoire, quoi de plus logique que d'implanter un hôtel dans la capitale bretonne! Les travaux ont débuté à l'été pour construire 72 chambres de catégorie «3 étoiles+, souhaite Stéfanne Giraudet. Nous allons proposer plusieurs catégories de chambres pour une clientèle d'entreprise et séminaires et en même temps familiale». L'hôtel mise également sur les séminaires (avec 200m² dédiés) et sur la restauration (130 places) pour se faire une place dans le paysage rennais. «Nous avons comme challenge de remplir aussi nos chambres le week-end. Nous voulons contribuer à faire de Rennes une ville étape pour les touristes».




Une demande en trois étoiles

L'offre en trois étoiles semble donc s'étoffer un peu, au détriment des un et deux étoiles. «Il y a une réelle demande sur ce type d'hôtels», souligne Honoré Puil. Une attente du consommateur qui devrait être assouvie avec les nouvelles normes qui entrent en vigueur à l'été 2012. Des hôtels deux étoiles pourraient bien passer le cap des trois étoiles, comme les hôtels Ibis du groupe Accor.

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