Rien ne va plus dans le milieu de la com'rennaise. Dans notre précédente édition, Patrick Monicat, arrivé à l'automne 2011, martelait que son agence Havas 360 à Rennes ne fermait pas. Il a juste omis de dire que la voilure avait été fortement réduite. Ses propos ont d'ailleurs fait bondir d'anciens salariés qui le considèrent comme un « Parisien parachuté ».
Des départs à la pelle
Oui, l'agence rennaise reste ouverte, mais elle n'a plus qu'un bras : le digital, avec une vingtaine de personnes. La partie publicitaire se passe désormais sur Nantes, où est basé aussi le design, au sein d'un « pôle Ouest » intégré. « S'il y a un besoin d'expertise, je peux solliciter Nantes. Nous avons réadapté notre offre, plus flexible entre les agences », se défend l'homme de com'.La masse salariale a été taillée en conséquence à Rennes - décision a été actée le 15 novembre 2012 - et les départs se sont multipliés ces derniers mois, avec une « négociation difficile » aux dires de ceux qui en ont fait les frais. Selon nos informations, une douzaine de salariés seraient partis en 2012 sans être remplacés et, encore cet été, de nouveaux départs ont été enregistrés. La partie publicitaire employait une trentaine de personnes jusqu'alors. À Rennes, elle a disparu. Des clients se sont aussi volatilisés.La marge brute, quant à elle, aurait été réduite de moitié. Elle était de cinq millions d'euros en cumul sur Rennes et Nantes.
À vendre !
Les locaux rennais, rue de la Quintaine, sont même à vendre selon nos informations. « On regarde si on y reste ou pas, laisse entendre Patrick Monicat. On se pose des questions... On peut être à l'écoute d'une offre, mais pas pour quitter Rennes ! », précise-t-il d'emblée, martelant à nouveau que son agence ne ferme pas. On le sent embarrassé par la question, qui revient quand même régulièrement sur le tapis rennais.Euro RSCG avait été créée en 1985. À sa nomination à l'Ouest en 2011, Patrick Monicat nous confiait au sujet de la rumeur sur la possible fermeture du site rennais : « Si je suis là, c'est justement pour faire le contraire. »
Géry Bertrande
Publicité À Rennes, l'agence a fortement réduit sa voilure et cherche même à vendre ses locaux. N'y reste plus que le pôle digital. La publicité est partie sur Nantes.