Croisiland qui commercialise une quinzaine des plus grandes compagnies maritimes, a passé la barre des 10.000 croisières proposées sur son site et sa version mobile lancée en 2014.
Partie au nombre de 4, Croisiland compte désormais 21 salariés. Trois recrues vont rejoindre l'équipe cette année en renfort du back office et du marketing, la partie vente étant aspirée par la technologie. Le marché était jugé vieillissant en 2004 quand le P-dg Bernard Jeanvoine et son associée Bernadette Richermoz, deux professionnels du tourisme, ont décidé de se lancer dans l'aventure. Pourtant « l'avenir nous a donné raison » se satisfait le dirigeant : le nombre de français qui sont partis en croisière a doublé entre 2009 et 2015, faisant du marché français (+3,4% de croissance en 2015) le 4e marché européen derrière l'Allemagne, le Royaume Unis et l'Italie.
Les destinations préférées des Français ? La méditerranée loin devant, puis les Caraïbes et l'Europe du Nord. Sur les 620.000 passagers français qui sont partis en 2015, 80% sont répartis sur ces trois grands axes. Croisiland a dès lors tout intérêt à affirmer son positionnement de spécialiste du concept. Alors que 91% du chiffre d'affaire est fait en France, la prochaine étape pour l'entreprise savoyarde sera de développer sa distribution à l'international dès 2017. La marque a déjà été protégée dans près d'une dizaine de pays européens.
La vente en ligne
Ce premier semestre, Croisiland passe le cap de la vente en ligne. Un pari osé... « Les croisières sont les derniers produits qui se vendent toujours très bien en agence de voyage. Les clients ont besoin de poser des questions et d'être rassurés sur le package qu'ils choisissent parmi les nombreuses offres », explique Bernard Jeanvoine. Les clients de Croisiland pourront toujours bénéficier de ces conseils et demander un devis complet avant de faire leur paiement en ligne. Cela passera par un investissement de 350.000 euros. La refonte de l'interface web a été confiée à Crea Pluriel, agence web de Savoie Technolac.
Pour s'adapter au yield tarifaire en vigueur sur le marché, Croisiland aura surtout besoin, dans une logique de « web et conseil », d'une mise à jour permanente des offres. L'actualisation journalière ne sera plus suffisante. Un moteur de recherche répertoriant les offres de croisière et leur prix à la manière des comparateurs de vols est aussi à l'étude pour 2016. Mais pour Bernard Jeanvoine, « Croisiland n'est pas un soldeur. De toute façon, le moins cher en croisière, je ne suis pas certain que cela existe. Ce sont les compagnies qui maitrisent leur coût et leur prix. Nous souhaitons être un intermédiaire de qualité car le client recherche du conseil ».
(Bourget du Lac) P-dg: Bernard Jeanvoine CA 2015 : 11 M€ 21 salariés www.croisiland.com