Les créateurs
Le projet Hikob résulte d'un transfert de technologie issu de l'Inria de Grenoble et de l'Insa de Lyon porté par trois scientifiques. Guillaume Chelius, président de l'entreprise installée sur le campus de la Doua à Villeurbanne, est chercheur à l'Inria de Grenoble. Il est associé à Christophe Braillon, également chercheur à l'Inria, et à Anthony Fraboulet, maître de conférence à l'Insa de Lyon. Ce dernier rejoindra officiellement ses deux associés mi-2012. Les trois chercheurs travaillent ensemble dans le domaine des réseaux de capteurs depuis plusieurs années. Avec Hikob, créée en juillet2011, ils passent à l'opérationnel.
La technologie
Hikob développe des appareils de communication sans fil qui utilisent uniquement les interfaces radio pour capter des mesures et communiquer entre eux. «Les sondes miniatures sont autonomes en énergie jusqu'à dix ans, affirme Guillaume Chelius. Hikob conçoit des systèmes d'instrumentation et de mesures les plus petits possibles pour rendre les ouvrages dans lesquels ils sont installés intelligents.»
Les applications
La start-up, qui emploie déjà trois salariés, vise des marchés comme les infrastructures routières ou les ouvrages d'art. «Installer nos capteurs dans l'enrobé d'une route permet de recueillir des informations sur le trafic, le taux d'occupation d'une route, cite le président d'Hikob. L'instrumentation des bâtiments basse consommation contribue à mieux comprendre le comportement des matériaux dans le temps par exemple.» L'entreprise a contractualisé avec trois ouvrages d'art. «Ce sont des cycles de vente complexes, affirme le dirigeant, puisqu'ils entrent dans des appels d'offres plus larges. En parallèle, nous travaillons avec des laboratoires de recherche publics pour des applications à plus petite échelle et pour engranger du chiffre d'affaires. Nous visons 600.000€ pour 2012. C'est aussi le premier moyen de communiquer autour de notre technologie.»
La R & D
Une partie des recherches a été faite au sein des deux laboratoires mais la collaboration se poursuit. «Les aspects de logiciels embarqués consommant le moins d'énergie possible, une communication encore plus simplifiée ou encore un traitement de l'information plus affiné font partie des axes de recherche.» Près de 200.000€ seront investis chaque année en recherche.
Les financements
Hikob a levé 85.000€ en love money en octobre. L'entreprise prépare une levée de fonds de 300.000€ pour février auprès d'Insavalor, d'IT Translation et d'autres fonds d'investissement. «Cet apport nous permettra d'assurer le développement commercial des huit prochains mois et de lancer la production des capteurs en quantités suffisantes pour atteindre des prix compétitifs.»
Hikob
(Villeurbanne) @email