Le groupe continue sur sa lancée. Fort de ses 19 filiales regroupant 110 établissements en France, mais aussi présent sur le marché international, GSF, le spécialiste du nettoyage industriel, a une nouvelle fois enregistré un taux de croissance positif en 2011 avec un bond de 4,5% de son chiffre d'affaires, qui atteint les 604 millions d'euros. Un résultat de bon augure pour 2012, sourit
son directeur général, Thierry Chéron.
Comment expliquez-vous ce résultat ?
Dans la conjoncture actuelle, cette nouvelle croissance soutenue est, je pense, la résultante de la confiance accordée par nos clients, que l'on accompagne dans leurs difficultés. GSF fait aussi preuve de solidité dans la gestion de ses filiales. Miser sur l'encadrement de nos gens et la proximité, c'est encore plus important aujourd'hui. C'est peut-être ce qui nous différencie des autres, moins solides dans la tempête.
Quels sont vos concurrents ?
Une dizaine d'entreprises produit 40% du chiffre d'affaires de ce secteur, qui compte près 18 000 sociétés. Avec une part de 5 à 6%, GSF reste toujours dans les cinq premiers, en dépit des acquisitions de nos concurrents comme le groupe Samsic. Contrairement à eux, qui ont diversifié leur activité, nous demeurons fidèles aux métiers de la propreté. Seuls 5% de notre activité reposent sur les domaines associés. On fait en profondeur ce que d'autres font en largeur.
Une telle croissance était-elle attendue ?
L'objectif de production nouvelle de contrats a été dépassé, avec 7,5 millions de chiffre d'affaires nouveaux par mois. Sur l'international, ça a été relativement stable, mais en France, la croissance de 5,2% a, elle aussi, été supérieure aux prévisions. Il y a eu plusieurs succès en fin d'année, notamment dans le secteur de la distribution. Pour le tertiaire ou les milieux sensibles, tels que la santé, on continue à enfoncer le clou. L'industrie énergétique et l'automobile seront, eux, à développer en 2012 : on a des avancées qu'il faut maintenant pérénniser.
La crise a-t-elle encore un impact ?
Oui, surtout dans l'aéroportuaire, l'agro-alimentaire qui s'ouvre à l'auto-nettoyage, et l'automobile, où on a réussi à tirer notre épingle du jeu en acompagnant certaines diminutions. Sur notre production nette, le montant des pertes et résiliations est de 3,5 millions d'euros.
Quelles sont les perspectives pour 2012 ?
Bénéficiant de bons résultats fin 2011, on mise sur une croissance de 7% cette année, avec notamment l'ouverture de 5 établissements. Depuis le début d'année, GSF a effectué une trentaine de remplacements, suite à des départs, et créations de postes, pour les chefs d'établissements ou inspecteurs. D'autres postes seront créés d'ici à la fin 2012.
GSF
Sophia Antipolis Thierry Chéron CA 2011 : 604 millions d'? Effectif : 27 000 personnes @email