Se regrouper plutôt que de rester seul dans son coin. L'idée commence tout doucement à faire son bonhomme de chemin au sein des PME françaises. Notamment sur le front du développement international. Cela commence généralement par une participation commune à une mission de prospection économique ou à un salon, afin de mutualiser les coûts et se donner un peu plus de visibilité. État et collectivités poussent dans ce sens. Il est ainsi possible de prendre part à une démarche collective, en frappant à la porte d'Ubifrance, d'un conseil régional, d'une CCI, d'une fédération professionnelle, d'un pôle de compétitivité ou d'un réseau de dirigeants plus ou moins formel. Si l'expérience s'avère concluante, la synergie peut déboucher sur la constitution d'une offre commerciale commune, portée par une joint-venture ou un GIE. C'est la voie qu'a par exemple suivie Damien Grimont, dirigeant du bureau d'études Blue Ring, qui a créé un cluster avec d'autres PME: «Se développer à l'étranger n'est pas facile pour une PME, cela prend du temps, débouche sur des frais et nécessite de recruter, pour être efficace, un collaborateur de haut niveau avec le salaire qui y est lié. En se groupant, on se dote d'une force de représentation commune qui débouche sur des économies d'échelles colossales et permet de se doter d'une vitrine sérieuse. Le positionnement est tout de suite différent». Reste qu'un groupement ne va pas forcément de soi, la mentalité française ne favorisant pas toujours la collaboration inter-entreprises. D'où l'importance bien souvent de commencer par s'entourer d'un petit nombre de partenaires que l'on connaît bien et avec qui on partage des valeurs pour établir des objectifs et une règle du jeu commune.
Plutôt que de s'allier à un groupe, certaines PME essaient de mutualiser leurs efforts à l'international.