Grand Quartier a une ambition: apporter une valeur ajoutée que l'on ne trouve pas dans tous les centres commerciaux, et encore moins en faisant ses achats sur le net. Car le centre commercial est victime, comme tous, des évolutions conjoncturelles, mais aussi de modes de vie. Alors il faut réagir. «L'e-commerce et le coût de l'énergie, notamment, sont des phénomènes structurels qui modifient le centre commercial, constate Nicolas Duforeau, directeur de Grand Quartier à Saint-Grégoire. Les clients, aujourd'hui, viennent de moins loin. Il y a 5 ans, un Malouin venait six fois par an à Grand Quartier, il ne vient plus que 4 fois aujourd'hui!». Les offres de proximité se sont développées ailleurs. «Or, Grand Quartier, comme toute entreprise, doit rester performante, poursuit le directeur. On parle beaucoup de stratégie dans l'industrie, mais il y en a aussi beaucoup dans le commerce, il ne faut pas l'oublier».
Plus de loisirs et de culture
Si Grand Quartier s'est agrandi de treize boutiques à la rentrée, c'est pour s'inscrire dans le développement de zones d'habitations autour. Mais elle ne se contente pas de cette modernisation pour attirer le consommateur. «Nous voulons proposer une offre différenciée et différente du centre commercial classique uniquement marchand. Cela doit évoluer, considère Nicolas Duforeau. Demain, le commerce sera en liaison avec le service, le loisir, le culturel, les expositions. Le centre commercial sera de plus en plus un centre de vie». Le directeur s'est donc posé la question de faire vivre le commerce traditionnel en apportant une valeur ajoutée.
Expérimenter les produits
Pour cela, il prévoit d'aménager des espaces ateliers pour que les commerçants du centre puissent expérimenter leurs produits devant le client. «Par exemple, le chocolatier de la galerie pourra animer des ateliers pour les enfants, précise Nicolas Duforeau. Le nouveau magasin Apple pourra lui expliquer l'utilisation d'un Mac. Maisons du Monde pourra montrer comment faire une table de noël et le centre de beauté donner des conseils de relooking ou de maquillage». Ceci dans le but d'apporter un service, mais aussi, bien sûr, permettre aux commerçants de mettre en valeur leurs produits en les utilisant. Et donc les vendre plus facilement. «L'idée est d'apporter de l'expertise, par la qualité des vendeurs, qui pourront transmettre leur expérience, leur savoir sur un produit. Si on se contente d'accueillir le client pour son shopping, cela ne va pas donner de valeur ajoutée au commerce, et on ne fera pas 40km pour venir passer ce moment-là à Grand Quartier».
Calendrier d'ateliers
Le directeur veut donc inciter les gens à venir pour autre chose, pour le "petit truc en plus": une animation avec les enfants, un atelier loisir... Le tout selon un calendrier soutenu toute l'année. Fin 2011, les ateliers commenceront à se mettre en place, dans un espace qui leur sera dédié: à l'étage de la nouvelle partie de la galerie, sur 100m². «À côté, un espace pour les enfants, sur 130m², pourrait aussi être créé en 2012», confie également Nicolas Duforeau.
Galerie Grand Quartier vient de s'agrandir et affiche une ambition: devenir un "centre de vie". Des ateliers et rendez-vous fréquents doivent animer les lieux.