Gourmandises de Brocéliande : 1,7M€ injectés dans le beignet
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Gourmandises de Brocéliande : 1,7M€ injectés dans le beignet

Après une période de restructuration, les Gourmandises de Brocéliande à Ploërmel se lancent dans une nouvelle fournée d'investissements.

Pas le temps de reprendre son souffle. Après 500.000 € investis dans une nouvelle ligne de production, le fabricant de beignets Gourmandises de Brocéliande à Ploërmel vient de consacrer 1,2M€ à de nouvelles infrastructures. Fin octobre devraient être inaugurées l'extension de sa salle d'emballage ainsi qu'une chambre de stockage surgelée de 800 palettes. «En parallèle, nous avons investi pour améliorer les conditions de travail», note François Schlienger, un des deux dirigeants de l'entreprise. «Le but était de diminuer la pénibilité. En automatisant des actions répétitives telles que le fait de pousser des chariots ou de porter des plaques vides, on concentre la valeur ajoutée sur du contrôle qualité ou du contrôle de lignes.» Une façon d'améliorer également la productivité.




Regain

Même si l'entreprise établie sur 4.800m² ZI de Camagnon a aussi dû réduire ses effectifs de cinq personnes l'an dernier. Les Gourmandises de Brocéliande semblent pourtant entrer dans une phase de regain, avec une progression minime du chiffre d'affaires (+3,46%) et un résultat d'exploitation établi à 302.000 €. L'industriel tente un rééquilibrage vers des produits moins basiques, des garnitures à beignets dotées d'une appellation d'origine (Val-de-Loire pour la pomme, Roussillon pour l'abricot).




Flambée des cours du blé

Passée de 4.200 à 3.500 tonnes produites par an actuellement, l'usine a observé avec inquiétude la flambée des cours du blé cet été. Sa rentabilité avait en effet été fortement impactée par l'explosion du cours des matières premières en 2007. «Lorsqu'on n'est pas en capacité de répercuter les hausses de prix des matières premières, cela se traduit forcément par un affaiblissement des résultats», remarque François Schlienger. Entre-temps, le tri a été fait chez les comptes clients, dont le nombre n'excède plus les 250. «Le beignet reste un produit de masse mais je refuse d'aller vers certains dossiers», remarque Caroline Bultheel, directrice commerciale. «Nous avons la réputation de concevoir des produits de qualité et devons préserver cela.» Les Gourmandises de Brocéliande réalisent aujourd'hui 50% de leur chiffre d'affaires avec trois catégories de clients: les grossistes indépendants en boulangerie-pâtisserie, la restauration commerciale, les industriels pour qui ils interviennent en appoint sur la viennoiserie. Les hypermarchés concentrent l'autre moitié de ses volumes. Avec l'ambition d'augmenter encore cette part grâce à sa nouvelle unité de production, qui lui permet de produire des beignets plus petits.

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