Dans une première vie, Alexandre Gorj a été sportif de haut niveau. Étudiant en licence de sport à Strasbourg, son classement en tennis lui a permis de décrocher une bourse d'études au sein d'une université américaine. Dans le Montana, l'étudiant poursuit son Master en marketing du sport. Au fil des rencontres, le jeune homme se fait des contacts en Roumanie qui lui permettent de partir ouvrir le premier Decathlon du pays. Alexandre a 23 ans, sa deuxième vie commence alors à l'Est, il devient entrepreneur. « Dans la famille, je ne suis pas entouré d'entrepreneurs. Pourtant, depuis tout petit, j'ai beaucoup d'idées, j'aime créer, innover pour apporter quelque chose » sourit celui qui, un an après son installation à Bucarest, a troqué les allées de la grande distribution sportive pour la pâtisserie. Alexandre Gorj affirme qu'il a été le premier à faire connaître les macarons, et de surcroît, fabriqués avec des ingrédients naturels, aux Roumains, « qui n'ont pas l'habitude des pâtisseries sucrées ». Et le concept prend. La boutique de macarons « Madame Lucie », du nom de sa mère, fait des petits, au point que le jeune patron compte rapidement sept magasins, dont trois en franchise et deux en Moldavie. Pourtant, Alexandre Gorj revend son concept en décembre 2014 et revient en France avec une nouvelle idée en tête. Après plusieurs mois de prospection, celui-ci ouvre une boutique de street food à Strasbourg et propose des pâtisseries salées et des sauces crémeuses à déguster avec des sticks. « Nous inventons et testons nos propres recettes, inspirées par beaucoup de voyages en Chine, aux Philippines ou en Amérique du Sud, ou le salé est plus développé qu'ici » confie Alexandre Gorj. Sa compagne, Daniela Dragomir, étudiante en médecine en Roumanie, a tout quitté pour le suivre dans cette aventure. 100.000? ont été investis dans ce projet. Ouvert en janvier dernier, le chiffre d'affaires estimé pour la première année d'exploitation des « Garçons parisiens » s'élève à 150.000?, « avec une croissance de 10 à 15 % par an », précise le jeune restaurateur. Les Garçons Parisiens viennent de faire l'acquisition d'un vélo triporteur fabriqué en bois en Roumanie pour proposer un service de boissons fraîches faites maison en ville. Le développement de la marque reste bien sûr l'objectif de ce jeune couple d'entrepreneurs. Ils se donnent une année pour mesurer les premiers résultats avant de lancer une deuxième boutique à Paris, ou un peu plus loin, « À Los Angeles par exemple, car j'adore les États-Unis et j'aimerais retourner m'y installer », glisse d'un air malicieux l'ancien joueur de tennis devenu restaurateur-entrepreneur.
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