Partager une photo "certifiée bénie" sur les réseaux sociaux, voilà toute l'ambition de la start-up normande Godblessyoo. Portée par Sébastien Poncelet et Teddy Leclerc, l'application mobile permet de bénir à distance ses proches via une photo "godblessée" grâce à l'application d'un signe symbolique.
Normandie Business Angels et NFactory dans la boucle
Soutenu à l'occasion d'un premier tour de table (166.000 euros) par Normandie Business Angels et l'incubateur normand NFactory, le projet a également séduit les autorités religieuses au point qu'un prêtre "geek" du diocèse de Dieppe (76) est aujourd'hui associé à la démarche et chargé de bénir le serveur, point de départ de la propagation de ces bénédictions mobiles.
Un marché chrétien, mais pas seulement...
"L'idée de départ était d'aller à l'encontre de cette actualité anxiogène en proposant aux chrétiens de fidéliser un maximum de personnes autour d'un message d'amour", explique Sébastien Poncelet. Un marché qui s'est rapidement ouvert aux rites du culte protestant, mais aussi au-delà en permettant notamment aux utilisateurs d'appliquer tout simplement un cœur symbolique sur les messages qu'ils souhaitent partager.
26 millions d'utilisateurs dans le monde d'ici 2020
Sur le modèle des réseaux sociaux, la jeune entreprise espère une forte viralité dans les prochains mois pour atteindre rapidement les 150.000 utilisateurs. Mais le marché, expliquent les promoteurs de Godblessyoo, est par nature mondial. "D'ici 2020, nous pourrions atteindre les 26 millions d'utilisateurs", espère Sébastien Poncelet.
Un coup de pouce du Pape attendu en 2017
La start-up qui prépare déjà la diversification de ses offres (Bibles virtuelles, cierges virtuels géolocalisés...) compte surtout pour 2017 sur un sérieux coup de pouce pontifical, puisque les créateurs de Godblessyoo se sont fixés comme objectif pour l'année à venir de présenter leur application au Pape François en personne. "Rien n'est impossible quand on a la foi!", veut en tout cas croire Sébastien Poncelet.
La start-up rouennaise vise une seconde levée de fonds d'ici mars 2017 avec un objectif, cette fois-ci, de 350.000 euros.