Avec une cinquantaine d'entreprises à son actif, installées sur tout le territoire français, un chiffre d'affaires 2012 consolidé à 675 M€ et 4.500 salariés, le groupe stéphanois GMD fait aujourd'hui figure de géant de la sous-traitance. Sous-traitance majoritairement tournée vers le secteur automobile.
Construction du groupe par croissances externes
L'histoire démarre pourtant, modestement, à Gisors (27), avec la reprise, par Alain Martineau, de l'entreprise Veron. La dynamique de développement s'enclenche réellement six ans plus tard avec l'acquisition de la PME stéphanoise Bauzer. « À l'origine, nous étions exclusivement positionnés sur le découpage emboutissage, à destination principalement des constructeurs et équipementiers automobiles », rappelle Jean-Jacques Fournel, le directeur général de GMD. Le groupe décide rapidement d'élargir son panel et reprend des dizaines d'entreprises à travers la France entière. Aujourd'hui, GMD peut ainsi se prévaloir de quatre pôles : le découpage-emboutissage évidemment, mais aussi la tôlerie fine, la fonderie d'aluminium et l'injection plastique. Avec la reprise, en avril dernier, de Sealynx dans l'Eure (500 salariés à Charleval et 500 salariés en Roumanie), le groupe vient de s'adjoindre un nouveau métier : celui des joints d'étanchéité (dynamique et statique). « Sealynx a une activité complémentaire de celle de notre pôle injection plastique. De nombreuses offres nécessitent de connaître les deux métiers », justifie Jean-Jacques Fournel. Et de rappeler : « nous nous positionnons clairement comme un sous-traitant mais, depuis le début, nous avons souhaité sécuriser notre situation. Pour cela, nous avons diversifié nos métiers. C'est un atout majeur pour nos donneurs d'ordre car ils n'ont à faire qu'à un seul interlocuteur. Ils sont plus sereins, ils savent que le groupe GMD est derrière chacune de ses entités ». Le groupe GMD a pu mener cette diversification vitesse grand V grâce à une politique soutenue de croissance externe. « Il est évident que le déploiement est beaucoup plus rapide par la croissance externe. Dans la plupart des cas, nous avons repris des entreprises en difficulté, à la barre du tribunal de commerce. C'est bien plus facile car on ne reprend que l'actif. Et puis, on peut calibrer l'entreprise comme on le souhaite ». Jean-Jacques Fournel sourit : « Pour aboutir à ce résultat, j'ai vu 15 fois plus d'entreprises que ce qu'on a repris. Car il faut savoir pourquoi l'entreprise est en difficulté et si le fait d'entrer dans le groupe GMD va changer quelque chose au problème ».
70 % du chiffre d'affaires avec l'automobile
Le groupe GMD réalise aujourd'hui 70 % de son activité dans le secteur automobile. Un pourcentage qui n'effraie pas son directeur général, au contraire. « Il est vrai que l'année 2012 a été assez difficile et que 2013 démarre lentement. Mais nous maintenons notre positionnement car il nous permet de remporter de gros marchés. Nous avons toutes les raisons de croire en notre modèle ». Très ancré dans le milieu automobile, notamment auprès de PSA et Renault (respectivement 110 et 120 M€ de CA réalisés avec ces deux constructeurs en 2012), avec des plateformes de production en France et à l'étranger, GMD s'appuie néanmoins sur plus de 600 clients. Le groupe stéphanois a ainsi su développer ses positions auprès notamment de donneurs d'ordre allemands. GMD vise un chiffre d'affaires de 700 M€ en 2013 et 800 M€ en 2014 avec des excédents brut d'exploitation respectifs de 50 M€ et 85 M€. L'EBE était de 25 M€ en 2012.
GMD
(Saint-Étienne) Dirigeant : Alain Martineau CA 2012 : 675 M€ 4.500 salariés www.groupe-gmd.eu