GIE Bretagne scieries : La deuxième vie des produits connexes
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GIE Bretagne scieries : La deuxième vie des produits connexes

Scieries Dans le bois, tout est bon. Fortes de cette idée, huit entreprises sont unies au sein d'un GIE pour trouver des débouchés aux sous-produits de leurs activités.

Né de la nécessité de valoriser les produits connexes des scieries, le GIE Bois Bretagne scieries a connu des évolutions depuis 1984 mais n'a pas pris une ride sur ses fondements. Basée à Ploërmel et s'appuyant sur huit sociétés adhérentes qui pèsent au total 250 emplois, la structure emploie une salariée dédiée. « Nous avons toujours la nécessité de trouver des débouchés pour nos plaquettes, sciures et autres écorces », rappellent en préambule Loïc Marcadé, président et Samuel Année, vice-président du groupement. En effet, ces plaquettes, écorces, sciures ou autres rondins représentent 50 % des volumes générés par ces entreprises.




100.000 tonnes de produits connexes

Aujourd'hui encore, ces produits alimentent les panneautiers normands et papetiers du sud de la France. Les avantages sont multiples pour les uns comme pour les autres : « De notre côté, à savoir les scieries, cela nous permet de mobiliser des volumes importants pour des acheteurs potentiels », résume Samuel Année. Au total, quelque 100.000 T de produits connexes sont mises sur le marché par les huit entreprises adhérentes, six implantées dans le Morbihan et deux dans les Côtes d'Armor. « 15 à 20 camions partent chaque jour de nos sites. Nous concentrons 75 % de la production régionale de résineux. Ces volumes intéressent de très grosses unités », analyse le président Marcadé.




Concurrents et partenaires

Souvent concurrents en matière d'achats et de ventes de leurs produits, ces huit industriels du bois ont réussi le pari de travailler ensemble pour trouver des débouchés pour leurs produits connexes. Si leurs clients finaux demeurent l'industrie panneaux et le secteur de la papeterie, ils songent aussi à développer d'autres créneaux.




Les potentialités du marché de l'énergie

Pour le groupement, l'énergie est aussi un canal de commercialisation et il pourrait prendre un poids grandissant demain. « Le bois énergie représente un gros potentiel notamment si de nouvelles chaufferies voient le jour. Plusieurs projets sont à l'étude. Nous pourrions aussi travailler avec les pouvoirs publics plus localement. » Dans le même temps, ces professionnels s'adaptent à l'ère du temps. Si les unités de production de résineux sont moins nombreuses, elles augmentent leurs volumes de production.



Ségolène Mahias

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