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Geomines cède son capital à MBO + pour déminer de nouveaux marchés
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Geomines cède son capital à MBO + pour déminer de nouveaux marchés

Spécialiste varoise de la dépollution pyrotechnique, Geomines vient d’être cédée au fonds MBO +, qui prend le relais de LGT Private Debt. Portée par une croissance de 30 % et un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros en 2025, dont la moitié à l’international, la PME entend désormais accélérer son développement, en France comme à l’export, notamment par croissance externe.

Éléonore Forget et Nathalie Felines, directrice générale et présidente de Geomines — Photo : Geomines

Avant le démarrage d’un chantier et dès lors qu’il existe une suspicion, les 80 collaborateurs de Geomines interviennent pour réaliser des travaux de dépollution pyrotechnique, en d’autres mots, le déminage. Après avoir connu une croissance de 30 % ces dernières années, la PME varoise a été cédée fin juin 2026, au fonds MBO +, marquant la sortie de LGT Private Debt, entré en 2018. Son équipe dirigeante y voit une opportunité pour accélérer l’expansion de l’entreprise, qui a réalisé 21 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, dont 50 % à l’international.

Une opportunité de grandir

"MBO + a vocation à nous accompagner pour poursuivre notre développement en France, comme à l’export, que ce soit à travers l’acquisition de nouveaux moyens ou la réalisation d’opérations de croissance externe", confie Éléonore Forget, la directrice générale. La PME cible en particulier l’acquisition de technologies ou d’entreprises concurrentes en Europe : "Chaque marché national étant protégé par des certifications et les compétences des personnels", de telles acquisitions permettraient à Geomines de mettre un pied sur de nouveaux marchés, de consolider un marché européen encore très fragmenté. Déjà, en 2024, l’entreprise avait intégré EOD-EX, ex-filiale de Sarp Industries (Veolia), lui permettant de consolider sa couverture nationale et d’élargir son socle de compétences. Pour Éléonore Forget, l’objectif à terme est "l’atteinte d’une taille plus importante pour nous permettre de répondre à des marchés plus importants, pour gagner en crédibilité à l’export".

Consolider en France, grandir en Europe

Implantée à Six-Fours-les-Plages, à l’ouest de Toulon, fondée par un ancien plongeur démineur en 2000, Geomines s’est hissée, sous la direction de Nathalie Félines et Éléonore Forget, au rang de leader français de la dépollution pyrotechnique. Son terrain de jeu : les sols et les fonds marins truffés de vestiges de guerre, que doivent faire dépolluer aménageurs, sociétés de construction ou de terrassement, collectivités ou ministères pour pouvoir construire, creuser ou draguer en toute sécurité. Parmi ses derniers chantiers, le site d’entraînement militaire de Canjuers et le dragage du port de Toulon, mené en vue de l’accueil du futur porte-avions nouvelle génération.

"Sur chaque chantier, nos collaborateurs commencent par éplucher les archives des combats passés, avant de sonder le sol à la recherche d’anomalies magnétiques susceptibles de trahir une munition oubliée. Enfin, une fois la cartographie réalisée, nous réalisons les opérations de dépollution", explique Éléonore Forget. Cette expertise séduit déjà hors de nos frontières : "Nos équipes forment aujourd’hui des équipes en Ukraine, où elles épaulent police et sécurité civile grâce au fonds de reconstruction du pays, mais aussi au Moyen-Orient et en Afrique", souligne Éléonore Forget.

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