Il y a presque 30 ans, Henry de Bergevin crée sa société de production, à Rennes. Ancien grand reporter pour des chaînes allemandes et américaines, il se met alors à réaliser des films institutionnels, mais aussi des reportages pour la télévision. Depuis peu, il s'est même mis au goût du jour en faisant des lipdub. «L'idée est venue au départ du directeur de Sojasun, qui avait vu des lipdub américains», raconte Henry de Bergevin, ravi de participer à de telles aventures audiovisuelles.
Fédérer et communiquer
Un lipdub est, rappelons-le, un nouveau mode de communication pour les entreprises: les salariés chantent sur une musique connue, en play-back, et bougent à tour de rôle selon une chorégraphie orchestrée au millimètre près. Objectif de l'événement: fédérer tous les salariés (y compris avec les dirigeants, qui participent toujours). Mais surtout, l'objectif de l'entreprise est d'augmenter sa notoriété par une certaine visibilité, et de créer un ?buzz ?autour de son nom, sur internet. Le film est en effet diffusé uniquement sur la toile, et peut donc être vu du monde entier. À la clé: une image de marque renforcée, un dynamisme affiché, et parfois, des candidatures spontanées en cascade! Le concept a séduit jusqu'à l'entreprise malouine Beaumanoir. 180 salariés de l'entreprise ont tourné un lipdub, en ligne depuis fin juin. Jean-Yves Bordier, le fromager breton, a lui aussi été conquis par le lipdub et l'expérience de Génération Vidéo. Sa vidéo est également en ligne depuis peu. Henry de Bergevin, avec ce nouveau type de tournages, avoue s'amuser beaucoup. L'homme a toujours aimé être au fait des nouvelles techniques de vidéo, comme avec les images ralenties, par exemple, un savoir faire qu'il a développé.
Un «produit d'appel»
Mais les aventures lipdub, même si elles se répètent (il en est à 5 lipdub pour l'instant), ne sont pas vraiment rentables pour Génération Vidéo, qui investit beaucoup de temps dans l'aventure (5 semaines de préparation environ pour un tournage d'une journée). «Cela coûte environ 13.500€ pour mes clients, mais c'est avant tout un produit d'appel pour nous», confie le dirigeant. Car son vrai métier est bien le reportage (pour Thalassa, Faut Pas Rêver, Zone Interdite, Arte, France 5...), et particulièrement le film institutionnel (Rennes Atalante, Socopa, Triballat, Legris...). «Nous réalisons des films d'entreprise, sur un créneau haut de gamme, puisque nous utilisons le même matériel que pour les reportages de télévision», indique le grand reporter. Génération Vidéo vient ainsi de réaliser le dernier film du groupe Le Duff, son client depuis 17 ans.
Génération Vidéo réalise depuis 30 ans des films institutionnels et des reportages. Aujourd'hui, l'agence se met au lipdub. Elle vient de réaliser son 5e tournage, pour Beaumanoir.