Le créateur Génaro Lopez, graphiste, travaille en free lance depuis 1996. Au fil des années, il a été amené à collaborer régulièrement, ou ponctuellement, avec d'autres indépendants de différentes spécialités. Parce que les demandes de réalisations sur internet allaient croissantes, et qu'il ne pouvait y répondre seul, il a fait appel à un développeur. «L'idée m'est venue, progressivement, de proposer une offre globale. C'est ainsi qu'est né le collectif.»
Le concept
Génaro Studio a vu le jour il y a environ 1,5 an. La structure n'a pas d'existence juridique, il s'agit plutôt d'une association morale qui regroupe, à ce jour, une dizaine de professionnels (selon les cas, leur chiffre d'affaires varie de 50.000 € à 110.000 €). Les compétences les plus sollicitées sont le graphisme, le développement de sites internet et la rédaction. «Nous avons l'habitude de travailler ensemble: les briefs sont rapides, on sait ce qu'on attend les uns des autres, ce qui nous permet d'être très efficaces», commente Génaro Lopez. Plus ponctuellement, le collectif fait appel à ses autres compétences: illustration 2D et 3D, animation 3D, photo, vidéo et son, relations presse, design d'espace et scénographie, enfin cartographie. «Nous pouvons ainsi répondre à toute demande, de la plus simple commande graphique à la plus élaborée», expose Génaro Lopez. En général, le graphiste est la porte d'entrée des projets. Mais chaque membre du collectif peut apporter un client, dont il reste le "propriétaire". Pour le client, l'opération est transparente: il n'aura qu'un interlocuteur et une facture, les membres du collectif se chargeant, en interne, de la répartition des tâches et des revenus. Les agences de communication sont les clients majoritaires de Génaro Studio, mais ce dernier travaille également en direct, sur des projets plus modestes notamment.
Le marché
Génaro Studio ne se positionne pas en concurrence des agences de communication, mais plutôt comme une alternative. «Notre avantage est de pratiquer le prix le plus juste, qui correspond au besoin du client. Nous n'avons pas de charges de structure», souligne Génaro Lopez. Le graphiste reconnaît qu'il ne joue pas sur le même terrain que les agences, qui captent de plus gros budgets: «Théoriquement, on pourrait faire le même travail. Mais si le collectif séduit les gens sur le plan théorique, comme une forme d'entreprise du futur, dans la pratique certains clients préfèrent faire appel à des entreprises plus classiques.»
Les projets
La question de créer une agence se pose d'ailleurs régulièrement: disposer d'une société mère pour piloter l'activité serait peut-être un moyen de gagner encore en crédibilité. Dans l'immédiat, le projet qui pourrait se concrétiser le plus vite est de regrouper les membres du collectif, répartis sur quatre sites actuellement, dans un local unique.
Contact: 04.78.58.81.03. www.genaro-studio.com
Plutôt que de créer une agence, le graphiste s'est entouré de compétences complémentaires pour monter un collectif.