FSI : Le fonds d'investissement séduit les PME de la région
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FSI : Le fonds d'investissement séduit les PME de la région

Financement Daher, Innate pharma, NGE...: autant d'entreprises locales qui ont déjà bénéficié du soutien du FSI. Un fonds qui entend encore se développer en Paca.

Pour Hugues Parant, préfet de la région Paca, cela ne fait aucun doute: «Le Fonds stratégique d'investissement, initié par les pouvoirs publics fin 2008, n'est pas destiné qu'aux grands ensembles. Il est aussi fait pour les PME». Imaginé dans un contexte de crise pour répondre aux besoins en fonds propres des entreprises porteuses de compétitivité, le FSI est doté d'une capacité d'investissement initiale de 20milliards d'euros, à laquelle est venue s'ajouter cette année une allocation de 1,5milliard d'euros. Des enveloppes qui permettent à cet acteur, détenu à 51% par la Caisse des dépôts et à 49% par l'État, d'investir dans les entreprises, de façon minoritaire et à long terme. «Nous sommes guidés par l'intérêt général, mais nous sommes avant tout des investisseurs avisés, prévient Jean d'Arthuys, membre du comité exécutif FSI. À travers toute une "famille" d'outils, qui seront très prochainement regroupés sous un label unique, nous intervenons dans la quasi-totalité des secteurs d'activités, en nous adaptant à toutes les tailles d'entreprises et à toutes les typologies de besoins».




« Actif, mais pas intrusif»

Jean-Claude Guérin, directeur interrégional de la Caisse des dépôts et délégué régional du FSI, rappelle que le fonds a d'ores et déjà investi dans une douzaine d'entreprises de la région. «Cela représente environ 10.000 emplois, précise-t-il. Et nous pouvons aller encore plus loin. Nous avons les moyens de faire grandir les entreprises locales». Parmi les premiers bénéficiaires du dispositif, le Groupe Daher, équipementier spécialiste de l'aéronautique, du nucléaire, de la défense et de l'industrie, fait figure d'ambassadeur de luxe. «Notre secteur d'activité implique des investissements de très long terme, rappelle Patrick Daher, P-dg du groupe marseillais. La participation du FSI nous a ainsi permis d'investir en pleine période de crise (une participation totale de 80M€, qui représente 20% du capital du groupe, ndlr). Nous n'avions jamais ouvert notre capital, car nous ne voulions pas nous retrouver avec des fonds dont la durée d'intervention est courte, alors que notre retour sur investissement est long. Avec le FSI, l'accord s'est fait en quelques jours. C'est un acteur très actif, mais jamais intrusif». Une collaboration qui a permis à Patrick Daher de tirer plusieurs enseignements: «Comme toutes les entreprises familiales "fermées", nous faisions les choses par habitude, sans vraiment savoir ce qui se faisait par ailleurs. Le FSI a été un stimulant vers l'amélioration. D'autre part, au-delà de l'aspect financier, nous avons utilisé le fonds comme un outil de développement et de réseau». Pour l'équipe régionale du FSI, l'opération séduction ne fait que commencer.




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