Fonds ETI : Les Bretons séduits mais encore des points à lever
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Fonds ETI : Les Bretons séduits mais encore des points à lever

Plusieurs conseils régionaux français discutent d'un projet de fonds obligataire réservé aux entreprises de taille intermédiaire (ETI) et aux grosses PME.

Rien n'est encore formalisé. Mais Christophe Clergeau, vice-président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, affirme avoir « l'accord de principe » du conseil régional de Bretagne pour créer un fonds de 200 à 250 millions d'euros permettant aux ETI et aux grosses PME de se financer par des émissions obligataires. À Rennes, ce fonds est effectivement à l'étude actuellement. Les Bretons semblent séduits, mais des questions de réglementations doivent encore être levées, selon nos informations. Il y a bien cependant « une envie commune » de part et d'autre.




Convaincre

Dans les Pays-de-la-Loire, où ce projet de fonds est né à l'initiative de la place financière nantaise, on espère encore convaincre d'autres conseils régionaux. Des discussions sont en cours avec le Rhône-Alpes, l'Aquitaine, le Nord - Pas de Calais et la Lorraine. Pour lancer définitivement ce « fonds ETI », Christophe Clergeau compte réunir au démarrage trois à quatre Régions. Affirmant que le montage juridique du projet est « calé », l'élu nantais espère des décisions de ses confrères d'ici à la fin de cette année.




Combien ?

Le schéma initial du « fonds ETI » prévoit que chaque collectivité apporte quelques millions d'euros (entre trois et sept). La majeure partie des fonds - a priori entre 170 et 220 millions d'euros - serait ensuite collectée auprès d'opérateurs financiers privés. Bpifrance a également été sollicité. Mais l'établissement public « n'a pas voulu se positionner », indique encore Christophe Clergeau.



S.V. et G.B.

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