Floralpina : Le laboratoirede Durtal vapotte au naturel
# Industrie

Floralpina : Le laboratoirede Durtal vapotte au naturel

Phytothérapie Installée depuis un an à Durtal, Floralpina profite de son nouveau laboratoire pour lancer un produit sur le marché de la cigarette électronique.

Ils seraient un million en France à « vapoter ». Le marché de la cigarette électronique explose et pourrait peser 100millions d'euros d'ici à fin 2013, contre 40millions en 2012, selon l'Office français de prévention du tabagisme. Ce marché, Floralpina veut le capter en lançant E-phytorette, une gamme de recharges liquide naturelles pour cigarette électronique. Pour se démarquer de la concurrence, l'entreprise de Durtal capitalise sur son savoir-faire en matière de phytothérapie en proposant un produit à base d'huiles essentielles. « Tout le monde vend la même chose sur ce marché. Nos recharges se démarquent par l'utilisation d'huiles naturelles associée à des bienfaits comme la détox, ou l'anti-stress », précise le dirigeant de Floralpina, Christophe Tertrais. Pour la commercialisation, le spécialiste de la phytothérapie compte sur ses réseaux habituels de distribution, tout en envisageant de travailler avec les débitants de tabac et spécialistes de la cigarette électronique. Au-delà de la France, Christophe Tertrais mise sur des marchés à l'export au Bénélux ainsi qu'au Maghreb.




Durtal plutôt que La Flèche

Si le produit a été lancé courant juillet, son développement a été rapide. Trois mois ont en effet été nécessaires à son élaboration dans les locaux flambant neuf de Durtal. Floralpina est en effet installé depuis un an dans un bâtiment de 1.200m² construit en blanc par la Communauté de communes des Portes de l'Anjou. Ses huit salariés y disposent de quatre salles blanches et d'une zone de conditionnement. « Ces aménagements n'étaient pas possibles sur notre ancien site de La Flèche. Nous n'avons pas eu non plus de propositions de la ville, qui n'a pas cherché à nous retenir », commente le chef d'entreprise. Car lorsqu'il reprend Floralpina en 2007, la société sarthoise en est encore au stade artisanal, vendant des poudres et plantes à des grossistes pour leur transformation en gélules. La mise en oeuvre de process industriels et l'investissement dans des machines permettent alors à l'entreprise de s'inscrire dans un cadre réglementaire draconien et surtout de développer ses propres gammes. Ainsi, Floralpina sort chaque année une vingtaine de nouveaux produits à base de plantes médicinales, pour les secteurs de la phytothérapie et de la cosmétique.Malgré la stagnation du marché et une concurrence plus rude des laboratoires pharmaceutiques, Christophe Tertrais entend axer le développement sur la phytothérapie. Une extension de 300m² du bâtiment est à l'étude, ainsi que la création de deux salles blanches supplémentaires. De quoi étoffer encore un peu plus l'offre de Floralpina.

Floralpina



(Durtal)Dirigeant :Christophe Tertrais8 salariésCA 2012 : 1,3M€02 41 96 14 61www.floralpina.fr

# Industrie