Financement : Le fonds régional Brit a dix ans
# Investissement

Financement : Le fonds régional Brit a dix ans

Le fonds régional pour la reprise en Bretagne fête ses dix ans. Il a déjà aidé 2.660 repreneurs et pérennisé 11.000 emplois. 11 millions d'euros ont été prêtés par BRIT depuis 2006.

Le fonds régional pour la reprise en Bretagne fête cette année ses dix ans. Au total, il a permis d'aider 2.660 repreneurs et de pérenniser 11.000 emplois. 11 millions d'euros ont ainsi été prêtés par Brit en dix ans. « Ce n'est donc pas un gadget, mais bien un outil au service du développement du territoire », se félicite Loïg Chesnais-Girard, premier vice-président du conseil régional de Bretagne, en charge de l'économie. Fondé en 2006, le fonds Bretagne Reprise Innovation Transmission émane en effet d'un constat de la Région et de la Caisse des Dépôts : la difficulté de financer un projet de reprise d'entreprise est parfois très grande.




Financement et accompagnement

Le fonds est avant tout basé sur des prêts d'honneur, sans garantie, sans intérêt, soutenus par une plateforme (Initiative par exemple, Réseau Entreprendre...), et augmenté d'un parrainage de chef d'entreprise. « Nous comptons actuellement mille parrainages actifs par des chefs d'entreprises via Brit », constate Béatrice Parmentier, co-présidente d'Initiative Bretagne, qui gère le fonds.




Fort effet levier Le sérieux de Brit permet également aux candidats de lever plus de fonds auprès des banques : un levier de 14 pour 1 ? est ainsi désormais constaté régulièrement ! En moyenne, un porteur de projet accompagné par Brit va sauvegarder 5 emplois, obtenir un prêt de 9.700 euros (et 12.650 euros avec la plateforme comprise), ce qui va lui permettre de lever 178.200 euros auprès des banques. À noter que les TPE ou PME accompagnées par Brit ont un taux de pérennité de 95 % à cinq ans.


Soutien dans le commerce, les CHR, IAA et services Les bénéficiaires, eux, ont en moyenne 37 ans, ce qui est plus jeune que l'âge moyen des repreneurs en France, et à 71 % des hommes. Depuis sa création, Brit est intervenu essentiellement pour la reprise de commerces (28 %), de cafés, hôtels ou restaurants (25 %), d'industries alimentaires (13 %) ou encore de services aux particuliers (13 %). Pour Jean-Matthieu Blondel, dirigeant depuis 2012 de l'entreprise de plomberie électricité et chauffage PEC (Vern-sur-Seiche), « sans Brit, je n'aurais jamais pu acheter cette entreprise. Et en trois ans, j'ai pu faire passer l'effectif de PEC de 4 à 9 personnes. Notre chiffre d'affaires est, lui, passé de 390.000 euros à 750.000 euros ». L'exemple type du porteur de projet accompagné par Brit.


Virginie Monvoisin

# Investissement