L'histoire de la jeune start-up sur le point d'imposer en Chine sa marque de vêtements pour enfants Cocolico, 100 % made in France, est terminée. Triste fin pour l'atelier de couture de Montauban qui embauchait seize personnes : le 25 juillet, le tribunal de commerce de Montauban annonçait sa liquidation judiciaire.
Un investisseur se désiste au dernier moment
Et dire que Cocolico faisait le buzz quelques mois auparavant. Muriel Thuillier croulait sous les commandes chinoises, ouvrait ses premières boutiques en Chine, en mars 2016, prévoyait une dizaine d'ouvertures en suivant, et annonçait une levée de fonds de 1,5 à 2 millions d'euros dès l'été 2016. Hélas, le désistement de dernière minute d'un investisseur annule la levée de fonds et met en péril la start-up. Infatigable, l'entrepreneuse décide de lancer une campagne de communication originale d'appel au secours. Deux investisseurs montalbanais la rejoignent et 211 000 euros sont levés en décembre. Joli rebond, mais pas suffisant, car six mois après, patatras, tout s'effondre...
La Chine fait chuter Cocolico
Le dépôt de la marque est refusé en Chine, celle-ci étant déjà prise dans d'autres secteurs. Financièrement, la start-up n'a pas les reins assez solides pour surmonter l'épreuve. Alors tout a dû s'arrêter brutalement.
« C'est dur, personnellement mais surtout pour l'équipe qui s'est donnée à fond et qui n'a pas compris cet incident », analyse Muriel Thuillier. Abattue ? Pas son genre. La voilà déjà repartie, devinez où... au chevet des start-uppers hébergés chez Numa, l'incubateur fraîchement installé à Toulouse. D'un échec, elle repart plus forte, pour en épauler d'autres.