Depuis le 24décembre dernier, Interglas Technologies s'appelle Fibertechs. L'entreprise, qui fabrique des tissus techniques et composites, a été reprise par un investisseur iranien, Ali Navaee, après un rebondissement inattendu. Alors qu'une décision du tribunal de commerce de Mulhouse du 2décembre 2009 acceptait l'offre de reprise, une procédure d'appel avait été déposée par le ministère public, sans motif. Elle a finalement été retirée le 24décembre. Aujourd'hui, la société de Malmerspach peut déployer son plan stratégique. Il repose sur un recentrage de la production vers des produits à forte valeur ajoutée et sur une rationalisation de la structure. L'usine va passer de 22.000 m² à 18.000 m² et les flux seront réorganisés pour gagner en temps et en pertinence. L'entreprise a également supprimé des postes, passant de 97 salariés en 2009 à 47 aujourd'hui. Cette année, elle table sur un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros, contre 13,5 millions en 2009. Son objectif premier est de conserver son portefeuille clients et d'en conquérir de nouveaux, notamment à l'export, en Asie et au Moyen-Orient. L'autre défi à relever pour Fibertechs est son indépendance. Comme elle n'appartient plus au groupe allemand Preiss Daimler, elle a dû renforcer son équipe commerciale et acquérir un système informatique pour l'administration et la gestion de production. Avec cet équipement, la réorganisation des flux de l'usine et l'achat de cinq nouveaux métiers à tisser, les investissements s'élèvent à 850.000euros. L'entreprise nourrit également des projets d'embauches: entre 10 et 20 personnes d'ici à 2011.
Des partenariats locaux
«Notre objectif est de nous faire reconnaître au niveau local comme un tisseur de haute densité technologique», annonce Pierre Bader, le directeur général de Fibertechs. Il met en avant les compétences de la société dans les tissus architecturaux, les tissus en fibres de carbone et fibres de verre. «Au niveau local, nous pouvons imaginer des partenariats avec d'autres structures pour développer des produits en communs. Nous pouvons associer nos compétences pour développer de nouveaux produits», analyse Pierre Bader. L'entreprise a déjà pris contact avec des sociétés locales. Dans ses cartons, elle possède aussi un projet de croissance externe.
Sauvée par un investisseur iranien, Interglas Technologies à Malmerspach, change de nom et d'actionnaires. Un nouveau challenge s'annonce.