«Je suis prêt à écrire aux entreprises moi-même», a promis Jean-Yves Le Drian, aux syndicalistes des différentes usines de Faurecia. «Mais il faut une vraie méthodologie, un vrai suivi», a ajouté le président du conseil régional de Bretagne, lors d'une visite dans le Pays de Redon. Les pistes de reconversion pour les sites du sous-traitant automobile sont diverses car les métiers de Faurecia à Saint-Nicolas de Redon, Redon et à Bains-sur-Oust sont différents. Plasturgie, soudure, assemblage: ces compétences pourraient intéresser les entreprises aéronautiques et les chantiers navals de Saint-Nazaire, selon Jean-Louis Fougère, le président de la communauté de communes du Pays de Redon. Jean-Yves Le Drian, lui, a des contacts avec Vincent Bolloré (autour de la recherche sur les véhicules propres). Il est aussi en train de fédérer une quinzaine de régions d'Europe particulièrement touchées par la crise dans le secteur automobile «pour faire pression à Bruxelles». Pour les syndicats, ces pistes ne résoudront pas tout. Ils craignent surtout que les ouvriers de 40-45 ans se retrouvent sur la touche, d'autant que «le budget de formation en interne a été divisé par deux», dénonce Philippe Rouxel de la CFDT, alors même qu'il est urgent pour chacun de préparer sa reconversion.
Des formations «dès maintenant!»
Les élus sont unanimes. «Il vaut mieux s'impliquer dans une formation professionnelle avant la fermeture d'un site», résume Jean-René Marsac, député et conseiller régional. «C'est dès maintenant, pendant le chômage technique, que les formations doivent être mises en place.»
En visite dans le Pays de Redon, le président de la Région Bretagne a demandé aux syndicats de Faurecia de faire remonter l'information afin d'anticiper les pistes de reconversion.