L'homme qui vient d'être réélu à la présidence régionale du Prisme (professionnels de l'intérim, services et métiers de l'emploi) est un pur produit du secteur du travail temporaire. Fabrice Greffet travaille en effet sur ce marché depuis 1987. «Au fil des années, j'ai vu évoluer la profession dans le bon sens, confie-t-il. La mauvaise image qui y était associée a peu à peu disparu. Et l'intérim, qui n'était au départ utilisée qu'en cas de pénurie ponctuelle de main-d'oeuvre, est devenue un véritable outil d'accompagnement RH des entreprises». Un secteur qui s'est retrouvé en première ligne lorsque la crise a frappé l'économie locale. «En 2009, le chiffre d'affaires des entreprises de travail temporaire a chuté de 30%, rappelle Fabrice Greffet. Et ce que la crise n'a pas détruit, les réformes gouvernementales l'ont fait. Nous avons très mal vécu cette période. Et après une embellie début 2011, la chute a repris de plus belle». Un triste constat auquel viennent se greffer de sombres prévisions. «Les réformes du nouveau gouvernement devraient également nous impacter négativement, anticipe-t-il. Les élus ne nous écoutent pas, et c'est bien dommage, car nous sommes un maillon essentiel du tissu économique». Mal aimé, le travail temporaire? «Oui, mais à tort, assure Fabrice Greffet. Nous sommes discriminés. Or, les bons ne sont pas d'un côté et les mauvais de l'autre. Intérimaire, ce n'est pas un métier, c'est un statut». En 2010, Paca comptait 531 agences de travail temporaire.
Fabrice Greffet : Réélu à la tête du Prisme
Par
Alexandre Léoty
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