F2AC : Se redéployer plus sereinement
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F2AC : Se redéployer plus sereinement

En procédure de redressement judiciaire depuis un an, F2AC devrait en sortir dans les mois qui viennent. Victime d'une croissance trop rapide, la fonderie va désormais essayer de se redéployer, plus sereinement. Elle vient de quitter Feurs pour s'installer à Saint-Germain-Laval.

C'est une situation plus qu'atypique que la fonderie aluminium F2AC a présenté au tribunal de commerce de Saint-Étienne, en octobre2008. Une entreprise dont le carnet de commandes est plein, avec une notoriété reconnue dans le milieu, sans licenciement programmé, mais demandant un redressement judiciaire pour faire face à un gros problème de trésorerie. «Nous avons repris l'affaire en 1985, avec un chiffre d'affaires de 680.000€. On a fait une très forte croissance en 2005, on a atteint les 1,5M€ en seulement deux ans. La trésorerie n'a pas suivi», avoue Valérie Champlon. «Nos banques nous autorisaient des découverts. Jusqu'à la crise!». F2AC devrait sortir de la procédure de redressement judiciaire dans les semaines à venir. Et cette fois-ci, Valérie Champlon compte bien assurer une croissance plus sereine, avec toutefois un carnet de commandes à 3,5 mois, délai plutôt rarissime pour les fonderies en ces temps de crise. Il faut dire que F2AC explore de nouveaux secteurs d'activité: le luminaire depuis 2005 et le médical depuis peu. «Et puis, depuis un an environ, nous accompagnons de plus en plus loin nos clients. On ne fait plus seulement de la fonderie, on propose aussi de l'usinage, de la peinture...», poursuit Valérie Champlon. Pour faire face à ces développements, «progressifs» assure la dirigeante, l'entreprise jusqu'ici installée dans 700m² à Feurs vient d'emménager dans 2.000m² à Saint-Germain-Laval.

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