Export : Maine-et-Loire : un symbole français
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Export : Maine-et-Loire : un symbole français

Le département n'échappe pas au constat français : sa balance commerciale est en déficit. Pourtant, aux USA comme ailleurs, les opportunités existent selon les patrons.

5.721milliards d'euros: c'est le déficit de la balance commerciale française au 9mai dernier. Un montant en réduction de 500millions par rapport à février qui s'explique par la baisse des achats énergétiques. Les exportations ont atteint 36.491milliards d'euros tandis que les importations se sont élevées à 42.212milliards d'euros. Au niveau régional, les entreprises ne font pas mieux. Bien que 5e région française en terme de PIB ou de production industrielle, les Pays de la Loire ne se classent qu'à la 10e place des régions françaises à l'export. Fin 2011, elle a affiché un bilan de commerce extérieur bien terne avec un solde négatif de 7,6Mds€, pratiquement le double de 2010.




«Commencer tout de suite»

Au sein des cinq départements, le Maine-et-Loire poursuit sa reprise selon les analystes, mais enregistre toujours un déficit. Sa part dans le commerce extérieur global de la région est de 20%. «Pourtant les entreprises locales ont la légitimité et la capacité d'exporter, pense Bruno Patron, P-dg de Fixator et président de la commission international à la CCI 49. Pour beaucoup de dirigeants ça peut faire peur mais que la PME soit opportuniste, en décrochant un contrat en particulier, ou qu'elle ait une structure dédiée, il faut qu'on accentue le message qu'exporter c'est possible.» Outre l'organisation, le temps représente l'autre facteur de réussite pour Pierre Chicoteau de Nor Feed Sud à Beaucouzé. «Si le plan d'affaires prévoit une part importante à l'export, alors il faut débuter tout de suite car la démarche peut être longue selon les pays. Exporter en Europe, c'est aussi facile que de vendre à Strasbourg. Par contre, hors de l'espace communautaire, c'est plus délicat.» Aujourd'hui, la petite PME (2,5M€) créée en 2003, qui conçoit, fabrique et distribue des extraits végétaux pour l'alimentation animale, exporte à 50%.




Les USA, pourquoi pas?

Qu'ils soient primo ou exportateurs confirmés, les patrons interrogés estiment tous qu'un bon départ dépend du respect de règles de base, comme une étude de marché précise, un accompagnement par des structures dédiées, la sécurisation de ses relations commerciales et la compréhension des particularités du pays choisi. À l'honneur le 4juillet prochain dans le Maine-et-Loire (cf. ci-dessous), les États-Unis ont ainsi leurs contraintes. Une fois passée, y exporter ne semble pas plus compliqué qu'ailleurs selon Bruno Patron dont l'entreprise Fixator devrait engager une stratégie commerciale offensive aux USA en 2013. Elle travaille déjà avec un distributeur sur place. «On n'y va pas pour le rêve américain. C'est un marché qui reste sensible avec une judiciarisation des affaires et des normes. Ceci oblige à maintenir un niveau de qualité et à être réactif. Mais c'est un marché important, intéressant qui ouvre des portes.» Pasquier qui vient de racheter une entreprise en Californie en est l'illustration. Ready to go?

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