La récente présentation, à Strasbourg, de l'Équipe de France de l'export n'avait d'autre objectif que de faire la promotion de l'export et d'éclairer les chefs d'entreprises sur les différents dispositifs d'accompagnement. Car la conjoncture a tendance à les inhiber: un sondage Opinionway*, présenté à cette occasion, révèle que seuls 59% d'entre eux souhaitent intensifier leur développement à l'international pour faire face à la crise, contre 72% en France. Pire encore, 90% de ceux qui ne sont pas à l'export ne souhaitent pas passer ce cap. Et pourtant, dans la région, l'accompagnement semble rôdé: 100% des entrepreneurs alsaciens estiment que leurs interlocuteurs ont bien compris leurs besoins et, à 97%, on a «fait en sorte de leur simplifier les démarches». Même s'ils sont 81% à déclarer n'avoir bénéficié d'aucune aide (financement de la prospection, aide à la participation à des salons...). En somme, l'aide ?intellectuelle? est bien là, mais pas l'aide financière. Mais pas de regrets pour ceux qui sont partis à la conquête de nouveaux marchés: pour 44% d'entre eux, c'est considéré comme une opportunité pour développer son entreprise; pour 49% comme un gage de reconnaissance dans son secteur d'activité et surtout pour 64% comme du business supplémentaire. Des arguments sur lesquels peuvent s'appuyer les représentants de l'Équipe de France de l'export en Alsace (CCI Alsace export, la DRCE, Alsace International, Oséo, la Coface...) pour révéler le potentiel des entreprises régionales à l'international.
*Réalisé auprès d'un échantillon de 403 entreprises en France, de 6 à 249 salariés, du 21octobre au 3novembre.
Un sondage Opinionway révèle que seuls 59% des patrons alsaciens veulent intensifier l'export pour faire face à la crise.