« Cette année notre chiffre d'affaires a progressé de 11 % par rapport à l'exercice précédent », se félicite Jean-Michel Peguet, P-dg d'Evolutis à Briennon. Pour poursuivre sur cette voie, le fabricant de prothèses chirurgicales d'articulations osseuses (hanches, genoux, épaules) a une stratégie qui se résume en trois mots : l'export, l'export et encore l'export !
La Russie et les pays de l'Est
Déjà présente dans une trentaine de pays dans le monde, avec en tête de gondole « une filiale porteuse en Inde », Evolutis est en passe de commercialiser ses produits dans de nouveaux pays. « Nous allons démarrer prochainement la commercialisation en Russie où nos produits sont en cours d'enregistrement par les autorités sanitaires. Nous sommes aussi en cours d'enregistrement en Biélorussie, au Kazakhstan et dans deux ou trois autres pays de l'Est », précise Jean-Michel Peguet. Pour ces pays, le dirigeant se contente pour l'heure de mettre en place des « filiales boîtes aux lettres qui gèrent les aspects administratifs pour obtenir les autorisations de mise sur le marché ». La partie commercialisation sera, elle, assurée par des distributeurs locaux. Au Brésil, pays à fort potentiel où Evolutis nourrit de grandes ambitions, la stratégie est un peu différente. « Nous avons ouvert fin octobre une filiale. Il s'agit d'une vraie structure qui gérera en directe la partie commercialisation », explique le dirigeant.
Le Brésil dans deux ans
Pour l'heure, cette filiale « fonctionne au ralenti avec une personne à temps partiel, le temps d'obtenir l'enregistrement de nos produits » expose Jean-Michel Peguet. Une phase longue et coûteuse car « il faut compter en moyenne cinq ans et 100 000 euros par articulation pour obtenir une autorisation de mise sur le marché », précise le dirigeant, qui à défaut de pouvoir payer moins, semble avoir un plan pour réduire les délais. « Avec notre stratégie au Brésil, on espère réduire ce temps à deux ans. Quand nous sentirons que nous touchons au but, nous recruterons un directeur commercial pour commencer à prospecter », confie Jean-Michel Peguet. Pour l'heure, Evolutis se concentre sur ses autres marchés internationaux mais aussi sur la France. « Sous trois ans, nous ambitionnons d'atteindre 35 % de notre chiffre d'affaires à l'export contre 29 % aujourd'hui. On les atteindra aussi en augmentant notre part en France », conclut le dirigeant qui table sur une croissance annuelle de 13 à 14 % sur les prochaines années.