Euroapi planche sur les solutions pharmaceutiques de demain
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Euroapi planche sur les solutions pharmaceutiques de demain

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Le groupe pharmaceutique parisien Euroapi vient de lancer trois programmes d’innovation sur son site de Vertolaye dans le Puy-de-Dôme. Objectif : renforcer la souveraineté sanitaire de la France et pérenniser l’activité des 600 salariés de son site auvergnat.

Euroapi a lancé officiellement ses trois programmes d’innovation en présence (de gauche à droite) de Joël Mathurin, préfet du Puy-de-Dôme ; Sylvia Cabrillac-Rives, directrice de la stratégie d’Euroapi ; David Seignolle, directeur général d’Euroapi et Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement chargé de France 2030 — Photo : Riot House Production

"Nous avons le devoir de réussir", c’est par ces mots que Sylvia Cabrillac-Rives, directrice de la stratégie d’Euroapi, a lancé officiellement les trois programmes d’innovation du groupe parisien sur son site de Vertolaye dans le Puy-de-Dôme. Programmes soutenus dans le cadre du PIIEC (Projet Important d’Intérêt Européen Commun) Med4Cure. "Il est essentiel de bâtir une chaîne d’approvisionnement des médicaments plus résiliente, compétitive et durable", a précisé David Seignolle, directeur général d’Euroapi, parmi les leaders mondiaux de principes actifs pharmaceutiques avec environ 200 références en portefeuille.

Relocalisation des macrolides en vue

Pour renforcer la souveraineté sanitaire, Euroapi (3 270 salariés ; 911,90 M€ de CA en 2024), ex-filiale de Sanofi, entend transformer ses processus de production de corticostéroïdes (utilisés notamment dans le traitement de maladies allergiques ou immunitaires), mais aussi développer les nanoparticules et relocaliser la production d’un intermédiaire clé de la fabrication de certains antibiotiques, appelés macrolides.

Ces innovations doivent permettre au groupe, encore en difficulté (chiffre d’affaires semestriel en baisse de 8,2 %, au premier semestre sur un an), de préparer l’avenir et d’assurer notamment la pérennité de son site de Vertolaye qui emploie 600 salariés. "Tous ces projets vont à terme générer de l’activité sur le site. Si nous ne renforçons pas notre compétitivité sur les médicaments, la désindustrialisation de la France va continuer", souligne David Seignolle.

Une quarantaine de partenaires

L’État s’est engagé, fin juillet, à apporter une aide publique via France 2030 pouvant aller jusqu’à 140 millions d’euros sur dix ans. "Euroapi et ses partenaires sont en train de faire un "saut quantique" en chimie verte, en chimie des flux, en étude de nouvelles molécules, en intelligence artificielle appliquée à la chimie. C’est la seule solution pour qu’on s’en sorte", explique Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement chargé de France 2030.

Pour mener à bien ses projets, Euroapi a identifié une quarantaine de partenaires potentiels et complétera progressivement son consortium. Aujourd’hui, le groupe est déjà associé aux start-ups Abolis (experte en biotechnologie), Alysophil (spécialisée en intelligence artificielle) et Crysttal (experte en cryo-micronisation), mais aussi au leader des systèmes et solutions de procédés pour l’industrie pharmaceutique De Dietrich. Plusieurs établissements académiques sont aussi engagés comme le laboratoire i-CLeHS de Chimie ParisTech — Université PSL ou Toulouse INP.

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