Les faits. «Cela fait longtemps que j'avais cette idée, je voulais casser l'image de la réunion "costume-café" de notre secteur», explique Henri Stuckert, président d'Eurêka Solutions, SSII de 33 personnes basée à Mulhouse. Son idée? Mettre un peu de fun dans son image, communiquer de façon décalée sur son métier. Le résultat, c'est une série de saynètes illustrant les métiers de l'entreprise, mettant en scène La petite Lucie, issue de l'univers de Spirou. Ce personnage du dessinateur mulhousien Joan accompagne désormais la communication de l'entreprise. Site internet, plaquettes, cartes de visite et tous les éléments de communication d'Eurêka sont donc désormais un peu plus colorés. Neuf illustrations ont été réalisées, et «d'autres viendront en fonction des besoins», précise le dirigeant. «Cela nous permet de nous faire remarquer, pour un budget qui n'excède pas celui d'un salon», poursuit-il, «et nous avons préféré opter pour un héros existant plutôt que d'en créer un». Si l'adhésion en interne a été, au départ, «mitigée», les clients, eux, ont accroché. «Vous savez, avoir de l'humour n'empêche pas d'être sérieux», s'amuse Henri Stuckert. L'inverse non plus. Le regard de l'expert. «L'enjeu, pour une entreprise qui utilise la BD pour communiquer, c'est d'être en haut de la pile», explique Clémentine Beaulet, chargée de production au sein de l'agence Une bulle en plus. «La BD n'est pas vue comme un outil de com', mais comme un objet de plaisir, qui renvoie à l'enfance», poursuit-elle. La montée en gamme de la BD «a largement contribué à faire évoluer ce mode de communication qui séduit de plus en plus», affirme-t-elle. «Après, cela peut étonner, susciter des critiques... l'important, c'est que l'on en parle!», conclut-elle.
- LE CAS DE COM'