C
omment vivez-vous cette préparation de la Route du Rhum, notamment après l'annonce du forfait de Servane Escoffier ? Sur mon projet, la préparation est très sereine. Je suis très excité par cette Route du Rhum. Il y a quatre ans, le Rhum était ma première course au large... Maintenant que je suis installé à Saint-Malo, je me rends compte que c'est vraiment une chance d'avoir une telle course « à domicile ». On a souhaité s'appuyer sur cet événement avec Servane pour développer notre écurie de course au large. Concernant le forfait de Servane, c'est évidemment une énorme déception, car elle a mis toute son énergie pour revenir sur sa course « fétiche ». En même temps, de façon pragmatique, tout ça lui a aussi permis de détecter ses soucis de santé. Elle va se soigner et revenir plus forte, j'en suis sûr. Elle s'est déjà remise à fond dans le suivi et le développement de l'écurie. Et puis, nous avons toute confiance en Bob pour la course. Il a une énorme expérience.
Votre sponsor Bureau Vallée vous est fidèle, comment gérez-vous cette relation aux entreprises ? J'ai beaucoup de chance. Bureau Vallée est une histoire familiale, une histoire d'entrepreneurs, pour son fondateur, Bruno Peyroles, comme pour beaucoup de leurs franchisés. On partage de nombreuses valeurs, ce qui est déjà un facteur important de réussite à long terme. J'essaie aussi de m'impliquer au maximum à leurs côtés. Nous sommes dans une relation de confiance et de transparence. Du côté BG Race comme chez Bureau Vallée, nous faisons notre maximum pour que les résultats, tant sportifs qu'en terme d'image, soient à la hauteur. En plus de notre relation quasi quotidienne sur la gestion du projet, nous avons un système de comité de pilotage général bimensuel pour prendre un peu de hauteur et décider des grandes évolutions stratégiques du projet tous ensemble.
Vous avez été entrepreneur à Paris, aujourd'hui encore avec BG Race, quels messages portez-vous aux entreprises ? Être skipper, c'est être autant sportif de haut niveau qu'entrepreneur. Je gère le projet autant que je m'entraîne et que je cours. Je ne suis pas coupé du monde de l'entreprise, bien au contraire. Le parallèle se fait aussi autour d'une communauté de valeurs : le dépassement de soi, l'aventure, la stratégie de course, l'entraide, mais aussi la rigueur et l'organisation. La course au large est un superbe vecteur de communication et de cohésion. Notre sport est en pleine ébullition. La réussite d'événements comme la Route du Rhum ou le Vendée Globe sont les meilleurs exemples de sa résonance pour le grand public. Si je n'avais qu'un message, je dirai : « Rejoignez-nous ! Émotions, belles histoires à partager et retours médiatiques garantis... »
Louis Burton, compagnon de Servane Escoffier, court sa 2e Route du Rhum sur son Imoca Bureau Vallée dont le Journal et la Radio des entreprises sont aussi partenaires.