Vous avez réalisé une récente opération de croissance externe, dans quel but ? Le projet était d'intégrer une activité matelassage. Le dirigeant de Ouatinor, un de nos sous-traitants à Ligny-en-Cambrésis, partait à la retraite et nous avons saisi l'opportunité. Nous avons donc racheté la partie de son activité qui concernait le matelas. Nous avons conservé le site de 2.000 m² sur place et les 5 salariés concernés. Cette opération a été concrétisée en janvier, avec un investissement de 300.000 euros. Jusqu'alors, Thiriez Literie s'était toujours développée par croissance organique, mais ça n'est pas gravé dans le marbre...
Avez-vous toujours su que vous reprendriez l'entreprise familiale ? Non, loin de là ! Il y a encore dix ans, j'aurais dit "tout sauf ça!". Mais j'ai la chance d'être passionné par ce que j'entreprends et aujourd'hui, je pourrais parler de matelas pendant des heures. Etre chef d'entreprise, c'est par ailleurs un métier très complet, dans lequel on n'excelle en rien tout en essayant d'être à peu près bon partout... Il faut pouvoir parler aussi bien finance que production, etc. Aujourd'hui le capital est détenu à 100 % par moi, mes parents et les directeurs de l'entreprise.