Elles ne font habituellement pas beaucoup parler d'elles et pourtant... Elles réalisent un chiffre d'affaires conséquent mais n'excédant pas 1,5milliard d'euros. Elles emploient entre 250 et 4.999 salariés. Ce sont les critères des «ETI», trois lettres pour ces entreprises de taille intermédiaire (entre les PME et les grands groupes) que d'aucuns voudraient voir se multiplier en France. Selon KPMG, les ETI résistent à la crise: «91% prévoient le maintien ou la hausse de leur activité dans les deux prochaines années. Seuls 9% s'attendent à une baisse de leur chiffre d'affaires. De plus, 81% des dirigeants d'ETI estiment qu'ils maintiendront ou augmenteront leur rentabilité dans les deux prochaines années et 86% prévoient de maintenir ou d'augmenter leurs effectifs.»
Harmoniser les fichiers Jusqu'à il y a peu, il était difficile en région d'obtenir des renseignements sur ces fameuses ETI dont certaines sont pourtant bien connues. Aucun fichier les recense. Dans la région, la CCIR en a dénombré pour l'instant une centaine lors d'un premier recensement en ce qui concerne le secteur industriel, très en vogue en ce moment. «40% des ETI régionales sont dans l'industrie, atteste la CCIR. Mais elles sont peu nombreuses et petites au regard des allemandes. Or, ce sont elles qui tirent la création d'emploi en région et elles surperforment les autres catégories d'entreprises...» Avec des partenaires, le réseau consulaire prépare de nouvelles études sur des bases communes pour publication cet été. CCI, Banque de France et Insee doivent harmoniser leurs critères et fichiers. Peut-être en dénicheront-ils de nouvelles? Parmi ces premiers fleurons identifiés, tout juste sait-on que les deux tiers se situeraient dans le département du Nord et le reste dans le Pas-de-Calais.
G.B. et S.M.
Mises au-devant de la scène politico-économique, les fameuses entreprises de taille intermédiaire (ETI) se font discrètes dans le paysage. Les recensements ont commencé.