État d'Esprit : Au coeur du débat public
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État d'Esprit : Au coeur du débat public

Alors qu'elle est devenue l'une des agences les plus demandées pour mettre au point les concertations publiques sur de grands projets, l'agence de communication parisienne et rouennaise État d'Esprit doit démarrer à l'automne la concertation sur la future gare de Rouen.

État d'Esprit n'en est pas à son coût d'essai en terme de concertation publique. Depuis plus de dix ans, l'agence a réalisé la communication de cinq des trente débats publics qui ont eu lieu en France. Parmi ceux-ci, elle a organisé les débats publics pour l'enfouissement de la N13, la refonte de la station d'épuration Seine Aval ou encore le port méthanier d'Antifer. Des débats publics nécessaires pour des projets de plus de 350millions d'euros de budget et pour lesquels les maîtres d'ouvrage doivent à chaque fois saisir la Commission Nationale de débat public (CNDP).




Des budgets conséquents

Pour mener à bien ces concertations publiques, les budgets communication sont d'importance, jusqu'à 600.000euros, selon le projet, explique Sophie Dionisi, directrice de l'agence rouennaise d'État d'Esprit: «Pour la consultation du port d'Antifer, le coût total s'est monté à près de 400.000euros. Mais c'est un travail qui demande beaucoup de préparation, de suivi et de moyens». Parmi les nombreux outils de communication à mettre en place, l'agence doit notamment s'occuper de l'information à la population avec la création d'un document de présentation du débat qui explique le déroulement de la concertation. Puis sont mis en place des outils classiques de communication tels qu'un site Internet dédié pour chaque concertation, l'édition de divers documents (cahiers d'acteurs, contributions, documentation générale), puis à la fin, réaliser un compte rendu et un bilan du débat public. «La partie logistique fait également partie du budget total avec l'organisation des réunions publiques et les salaires de l'équipe qui constitue la commission particulière, ainsi que les indemnités des membres de la commission».




Objectif gare de Rouen

Une concertation se réalise en trois temps: d'abord auprès des responsables socio-économiques et culturels, ensuite auprès des responsables associatifs et enfin, avec le grand public. Une dernière étape devenue primordiale, précise Grégoire Milot, fondateur d'État d'Esprit: «La concertation publique s'est beaucoup développée ces dernières années car les citoyens veulent de plus en plus participer à la vie publique. La concertation permet donc de faire comprendre les projets au public mais aussi de les faire évoluer car il arrive très fréquemment que le débat oblige le maître d'oeuvre à opérer des modifications sur un projet pas forcément en phase avec les réalités de la vie quotidienne des gens». Pour la gare de Rouen, l'agence entame la phase de concertation préalable, en amont de la saisine de la CNDP: «Si la concertation est effectuée trop en amont, il n'y a alors pas assez d'informations et si c'est réalisé trop en aval, alors tout est déjà décidé. La difficulté consiste à trouver le bon moment». Six scénarios ont été étudiés pour la future gare rouennaise, dont l'un a retenu l'attention de la Région et du Scot, principaux pilotes du projet. «L'objectif de la concertation est de parler avec le public de ce qui a été fait en amont et de se poser les questions autour de l'aménagement de la gare, comme celles qui concernent les transports en commun ou encore, la façon de réaliser les travaux. Une concertation qui concerne l'ensemble de la région car la gare n'a pas qu'une vocation locale. Notre souci aujourd'hui, c'est de rendre accessible au public les données du projet et bâtir une stratégie de concertation».



Sébastien Colle




www.etat-desprit.fr

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