Eolien offshore : Bilan d'étape du débat public
# Industrie

Eolien offshore : Bilan d'étape du débat public

À l'issue des six premières réunions publiques imposées par le débat public sur la Parc des deux Côtes, la Compagnie du Vent fait douze nouvelles propositions pour relancer le dialogue avec les opposants.

À l'heure du bilan de mi-parcours du débat public, le maître d'ouvrage du projet de parc éolien offshore des Deux Côtes, la Compagnie du Vent, avance de nouvelles propositions pour tenter de rallier à sa cause ses opposants les plus farouches parmi lesquels les pêcheurs duTréport. Au programme, douze propositions «pour le développement économique et l'emploi», pour la pêche, le tourisme, sans oublier la faune et la flore.




Un embryon de filière?

Sur le premier point, le directeur de projet Jean-Mathieu Kolb souligne la volonté de la filiale de GDF-Suez de «privilégier dès que possible les compétences et les savoir-faire locaux pour la construction et la maintenance du parc». Et même si l'on est encore loin de l'émergence dans la région d'un véritable «cluster» à l'image de celui qui se construit en Loire-Atlantique autour de l'éolien, Jean-Mathieu Kolb croit savoir que le projet qu'il défend suscite déjà l'intérêt d'industriels qui s'interrogent sur l'opportunité d'implanter leurs sites de production dans les parages du parc. Côté maintenance, le maître d'ouvrage anticipe déjà «entre cent et cent cinquante emplois directs et indirects». Une activité qui nécessitera l'expertise de ceux que la Compagnie du Vent peine aujourd'hui à convaincre, les pêcheurs, et qui au Danemark, rappelle Jean-Mathieu Kolb, forment le gros des bataillons grâce à leur connaissance du milieu. Des équipes de maintenance qui pourront «être formées localement» à l'image des dispositifs déjà mis en place en région Picardie, souligne le maître d'ouvrage.




Préciser les zones de pêche

Au final c'est bien à l'adresse des pêcheurs que la Compagnie du Vent formule l'essentiel de ses nouvelles propositions, les invitant à préciser leurs zones de pêche pour étudier une meilleure implantation du parc et suggérant également l'installation de récifs artificiels «pour favoriser le renouvellement de la ressource de poissons». Au terme des six premières réunions publiques, le président de la CPDP (commission particulière du débat public) Philippe Marzolf a rappelé que les craintes, justifiées ou non, des opposants n'étaient pour l'heure pas levées. Reste à voir si ce premier pas en avant de la Compagnie du Vent permettra l'émergence d'un véritable dialogue entre les acteurs.



G.D.




www.debatpublic-eolien-en-mer.org

# Industrie