Eolien en mer : Recours contre le parc de Fécamp

Eolien en mer : Recours contre le parc de Fécamp

Le projet de parc en mer de Fécamp (76) pourrait être retardé de quelques mois dans l'attente d'une décision de la Cour administrative d'appel de Nantes.

Après la signature en avril dernier par la préfète de région Nicole Klein des arrêtés autorisant la création du parc éolien en mer de Fécamp, le consortium mené par EDF Énergies Nouvelles s'apprête à franchir une nouvelle étape. Lancés dès 2014, les appels d'offres concernant les cinq principaux lots doivent aboutir avant la fin de l'année, assure le directeur du projet Bertrand Allanic. Des appels d'offres communs aux trois projets de parcs en mer de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Saint-Nazaire, tous trois propriétés de la société EMF (Éolien Maritime France) dont EDF Énergies Nouvelles est actionnaire aux côtés du Canadien Enbridge, qui a repris en mai dernier les parts du Danois Dong Energy.

Eiffage ou Bouygues pour les fondations ?

Dans le détail, les lots concernent la fourniture des éoliennes et des turbines (Alstom/GE), l'installation en mer du parc, le raccordement électrique du parc (130 km de câbles) et les connexions basse tension des éoliennes ainsi que le design et la fourniture des fondations gravit aires. Un dernier lot sur lequel Eiffage et Bouygues s'affrontent et dont le lauréat ne sera dévoilé qu'en début d'année, prévient Bertrand Allanic.

Un site de fabrication au Havre

Sans attendre, le permis de construire de la base de maintenance qui s'installera sur le port de Fécamp, a été déposé au début de l'été. Un site pour lequel seront créés « une centaine d'emplois sur 25 ans », rappelle le directeur du projet. Le site de fabrication des fondations gravitaires sera pour sa part implanté sur le port du Havre, quai de Bougainville, sur une emprise de 20 ha.

Des recours déposés

Le planning échafaudé par le maître d'ouvrage prévoit toujours une installation progressive du parc de 83 éoliennes de 6 MW chacune à compter de 2019. Un objectif qui pourrait cependant être contrarié par des recours déposés par sept associations locales devant la Cour administrative d'appel de Nantes. « Nous prendrons certainement quelques mois de retard, explique Bertrand Allanic, mais je ne suis pas du tout inquiet quant à la faisabilité du projet. Actuellement, nous étudions les arguments avancés dans ces recours. Quoi qu'il en soit, nous donnerons le top départ dès que nous aurons reçu le feu vert de la Cour administrative d'appel ».